FIL D’ACTUALITES Citoyens & militants (1er trimestre 2014)

* Mort de Cao Shunli, militante des droits de l’homme, arrêtée en septembre 2013 pour « provocation de querelles et instigation de troubles », alors qu’elle prenait l’avion pour Genève pour y suivre une formation. La police a refusé de la soigner pendant des mois comme le demandaient ses avocats avant de l’admettre le 19 février, en état comateux, dans un hôpital de Beijing. Le dernier combat de Cao Shunli, entrepris l’été dernier, a été de demeurer pendant deux mois devant le ministère des Affaires étrangères pour demander la participation des dissidents à la confection du rapport annuel sur les droits de l’Homme. La Chine a été élue membre du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, aucun État n’a protesté.  Le Conseil voulait observer une minute de silence en sa mémoire mais les manœuvres de la délégation chinoise qui s’y opposait ont perturbé l’ordre du jour et empêché l’adoption du texte. (Reuters, S.C.M.P., 15/03/014, New York Times, 20/03/2014 )

* Des policiers du commissariat Canglang à Suzhou (Jiangsu) ont frappé une pétitionnaire enceinte Wu Xiaoyan, pour lui donner « une éducation à la loi ». Elle a été transportée vers un hôpital, dans l’imminence d’une fausse couche. Le 10 mars à Xinyi (Jiangsu), des policières du commissariat Xin’an ont giflé la pétitionnaire Liu Yan, enceinte elle aussi, parce qu’elle refusait de se déshabiller pendant un interrogatoire. Elle a été détenue dix jours pour s’être rendue à Beijing assister à un procès qu’elle avait intenté à la police de la capitale. (Weiquanwang, 10/03/2014) 

* Mort, après chute de quatre étages, de Xue Fushun, le père du militant démocrate Xue Mingkai de Qufu (Shandong). Les autorités parlent d’un «suicide» ; la famille croit qu’il a été tué par la police. Xue Fushun et son épouse Wang Shuqing avaient été placés le 23 janvier dans une prison clandestine le 23 janvier ; ils s’en étaient échappés le 29 pour chercher secours auprès de l’administration judiciaire. Placée en détention à Beijing le 2 février, Wang Shuqing a pu un cours instant voir le visage de son époux, qui paraissait avoir été battu. Le reste du corps était couvert. Le couple a dû à plusieurs reprises affronter la police en raison des activités de Xue Mingkai. Ce dernier est sorti en septembre du camp de rééducation où il avait été envoyé pour «incitation à la subversion du pouvoir d’État». Sa mère a, elle aussi, séjourné dans un camp de rééducation. (Weiquanwang, 5/02/2014) 

 

Condamnation à Beijing de Yuan Dong, membre du Mouvement des Nouveaux citoyens à 18 mois de prison pour «rassemblement de foule à dessein de troubler l’ordre en un lieu public». Le jugement à l’encontre de Zhang Baocheng, co-inculpé, n’est pas encore prononcé. Le procès avait commencé le 24 janvier. Yuan Dong a été arrêté le 31 mars 2013 lors d’une réunion en faveur de la divulgation de la fortune des dirigeants. (Weiquanwang, 29/01/2013)

Après avoir visité sa cliente dans un hôpital de la police, l’avocat de Li Biyun, candidate indépendante aux élections locales de 2012, a rapporté les mauvais traitements dont elle avait souffert dans les locaux de la police de Foshan (Guangdong) : vertèbres brisées et pertes de conscience. Les médecins de l’hôpital auraient refusé de la soigner, faute de couverture préalable des frais par la police. Ses gardiens l’auraient privée des vêtements apportés par sa famille, la contraignant à garder les mêmes pendant trois mois. Détenue depuis octobre 2013, Li Biyun est accusée de « faire obstacle au travail administratif ». (Weiquanwang, 15/01/2014)

* Une ancienne détenue du camp de rééducation de Masanjia (Liaoning), célèbre pour les sévices infligés aux prisonnières, est sortie d’un enfermement administratif de dix jours. Si Yunxiang s’était rendue à Beijing pour demander aux autorités de faire la lumière sur les conditions d’incarcération du camp. Elle y fut arrêtée le 27 décembre, ramenée au Liaoning et détenue pour «création de troubles». Pendant son incarcération, elle a été soumise à la torture du «banc du tigre». (C.H.R.D., 7/01/2014)

* Disparition de Hu Guang, villageoise de Jiangtai (municipalité de Beijing) depuis la démolition par force de son habitat et de tout ce qu’il contenait au cours d’une absence que les officiels avaient organisée en la trompant. Hu Guang avait refusé de signer un accord. On ne l’a plus revue depuis. Son téléphone est désactivé. (Weiquangwang, 31/12/2013)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s