ILS ONT DONNE LEUR VIE

Immolés tibétains, par Liu Yi

Immolés tibétains, par Liu Yi


Depuis 2009 jusqu’à ce jour, 150 personnes se sont immolées. La majeure partie sont décédées sur place, les autres à l’hôpital ; en Inde, au Népal et même à Pékin, des Tibétains se sont également immolés. Carte des immolations (parTibet-inof.net)

 

Jamyang Losal,  préfecture autonome de Tsojang (Haibei),  le 19 mai 2017

Le jeune moine Jamyang Losal 嘉央洛色 du monastère  Gyerteng (格典寺) de Nangra (昴拉乡), s’est immolé à l’aube près de l’ Hôpital du Peuple ( JianZa) (尖扎县). Son corps a été emmené de force par des agents de la sécurité publique. Sa famille s’est rendue au bureau du comité de sécurité pour réclamer sa dépouille, en vain ; la crémation était déjà faite par les autorités, on ne sait pas si les cendres leur ont été remises. Le monastère Gyerteng (格典寺) situé à une vingtaine de km de  Kangtsa, ne comptait que peu de moines, environ 20. Jamyang Losal faisait partie d’un cercle d’amis d’échange en réseau, et ils partageaient les règles de vie du Dalaï Lama ; peu de temps auparavant ils avaient été placés en garde à vue.

Chagdor Kyab, Bora, préfecture de Kanlho, le 2 mai 2017

Un élève âgé de 16 ans, Chagdor Kyab 恰多嘉, fils d’une famille de paysans habitant le village de Dardo ( Da Duo达多村), commune de Bora (Bola博拉乡), s’est immolé le 2 mai près du monastère (博拉寺), branche du monastère de Labrang Tashikyi, en criant « liberté pour le Tibet, retour du Dalaï Lama » . En flammes, il a voulu courir vers les bureaux du gouvernement chinois de Bora, mais est tombé avant d’y parvenir. La police et l’armée chinoises sont arrivées très vite, ont éteint les flammes et emmené le corps. Les autorités ont interdit à la famille de pratiquer les cérémonies rituelles, et aux proches de leur rendre visite .Un contrôle très sévère des moyens de communication, des réseaux etc.. a été instauré ; aucune information complémentaire n’a pu filtrer . De nombreux habitants de Bora ignorent cette immolation, les patrouilles policières dans les rues réagissant rapidement afin de faire disparaître toute trace

 

Wangchuk  Tseten Nyarong,Sichuan, 15 avril 2017.

Ce 15 avril , entre 7h et 8h, Wangchuk Tseten 旺久次丹, 39 ans, du village Ahse 阿色村de la localité de Shido银多乡, comté de  Nyagrong (Xinlong 新龙县), s’est immolé sur  une place très fréquentée de Kardze ( Ganzi 甘孜), en criant « longue vie au Dalaï Lama ». Certaines sources disent qu’il fut moine, d’autres,  nomade père de 4 enfants . Il semblerait qu’il soit décédé. Son corps a été très promptement emporté, et bien entendu, les forces de sécurité se sont précipitées dans le village de la famille pour questionner les proches, mettant une tension extrême, et ont bloqué toute la région.

5 tibétains soupçonnés d’être en lien avec l’auto-immolé ont été arrêtés , car accusés d’ avoir  son téléphone ; Tseten les aurait appelés leur disant où ils pourraient trouver son mobile ;  ils ont été sévèrement battus, deux furent relâchés, le 3ème torturé et gardé. Deux autres tibétains soupçonnés d’avoir tourné une vidéo ont été également arrêtés. L’un d’eux serait décédé.甘孜州新龙县银多乡 阿色村的一位牧民

 

Pema Gyaltsen Nyagrong( Xinlong), préfecture autonome de Kardze (Ganzi), Sichuan, 18 mars 2017.

Ce 18 mars, à 16h, Pema Gyaltsen白玛坚参, 24 ans, village de MaRi Xiang ( 麻日乡), comté de Nyarong  ( XinLong 新龙县), s’est immolé à un carrefour de la route pour Kardze ( Ganzi 甘孜), . Il manifestait contre la politique répressive menée par la Chine au Tibet, et criait des slogans demandant la liberté pour le Tibet.

La police promptement arrivée sur les lieux a éteint les flammes et emmené le corps ; à l’heure actuelle nul ne sait si Pema Gyaltsen, surnommé Pegyal ( 白坚) est toujours vivant, ni où il est. Certains disent qu’il aurait été emmené à l’hôpital.Une vidéo d’un témoin prise le soir même montre  la dispersion par la police usant de matraques, d’une foule de tibétains commotionnés qui se trouvaient à ce carrefour, et l’arrestation de photographes. Toujours dans cette  soirée, environ 10 proches, famille et amis, se sont rendus au poste de police de Kardze pour le voir mais ils ont été jetés en prison, ont été maintenus debout dans la cour toute la nuit et battus, au point que le 19 au matin ils ne pouvaient pas marcher. La police est allée  voir la famille et dire sans donner aucun détails que deux d’entre eux avaient été conduits à l’hôpital de Chengdu. Les autres auraient été relâchés sous la garantie d’un officiel .

D’une famille paysanne très pauvre, Pegyal  n’a pas suivi d’études, il est resté à la ferme pour s’occuper de sa famille, les deux enfants aînés ont quitté le foyer, mais lui a pris en charge ses parents et deux jeunes sœurs .Très respectueux et plein de compassion il avait fait ce choix. Depuis le 10 mars, plus d’une dizaine de comtés tibétains étaient bouclés, les communications verrouillées: dont  Nyarong,新龙Xinlong,  Lithang理塘Litang, Draggo炉霍Luhuo ,  Serthar 色达SeDa ; les verrouillages venaient d’être levés, et depuis tout est à nouveau bloqué, seules les nouvelles officielles passent.La police militaire est partout. Pegyal est du  village  du jeune  moine Kalsang Wangdu  qui s‘était lui aussi auto-immolé en signe de protestation près du  monastère Retsokha Aryaling, à Nyarong le 29 février 2016 四川甘孜州新龙县 麻日乡

Tashi Rabten , Machu , Gannan( Kanlho), le 8 décembre 2016 .

Originaire du village de Teushel (各乡镇) , Tashi Rabten 扎西热丹est également dénommé Tarab et un ancien moine du monastère de ce village . Autour de 5 h de l’après-midi, heure locale, il s’est immolé le 8 décembre non loin de la place du marché de Machu 玛曲县, près du pont sur le fleuve jaune. Agé de 33 ans, père de 3 enfants il a voulu ainsi protester contre la politique répressive du pouvoir chinois ; dans un document écrit en chinois trouvé chez lui, il explique qu’ il voulait mourir à l’endroit même où un cousin étudiant de 20 ans, s’est lui-même immolé en 2012. Il s’est écroulé quelques mètres après avoir mis le feu. En chemin, il réclamait le retour du Dalaï Lama et la libération du 11e Panchen Lama. le décès fut très rapide. Des tibétains témoins de la scène ont récité des mantras. Ils ont approché les autorités de la police rapidement arrivée, réclamant le corps pour la crémation. Ce qui leur a été refusé. La maison de la famille a été immédiatement cernée et fouillée par la sécurité militaire, la femme et la fille de 15 ans ont été harcelées et soumises à des interrogatoires ; le 9 décembre elles ont été arrêtées ainsi que les tibétains ayant demandé la dépouille. a ville fut totalement bloquée, des patrouilles stationnent partout dans la vile et autour. 甘肃省甘南州玛曲县 各乡镇

SonamTso , Akyi comté de Dzoege, préfecture autonome Tibétaine et Qiang de Ngaba (Aba), le 23 mars 2016.

Native du village Tsa, localité de Akyi,( Axi阿西乡), Sonam Tso, se promenait avec son mari près du monastère de Sera (色达) près de Dzoege, (Ruo ‘er Gai 若尔盖县) ,et elle lui a demandé de la laisser, disant qu’elle le rejoindrait plus tard ; puis elle s’est immolée en appelant au retour du Dalaï Lama et à la liberté pour le Tibet. Un jeune moine du monastère proche, l’a entendue, son mari et un oncle moine aussi, ils ont tenté d’ éteindre les flammes, et l’ont emmenée dans le monastère afin de la conduire à l’hôpital, mais elle est décédée avant de quitter les lieux. Âgée de 50 ans environ, elle est mère de 5 enfants. La police ayant bloqué tous les moyens de communications de la région, la nouvelle n’ a pu être sue que le 6 mai 2016. Grande contrée auparavant peuplée de nomades, un grand nombre de ceux-ci ont été sédentarisés dans et autour de Dzoege, petite cité devenue une zone de résistance à la politique chinoise à l’encontre des tibétains. 四川阿坝藏族羌族自治州 若尔盖县 阿西乡

 

 Kalsang Wangdu, Nyagrong ( Xinlong) , monastère Retsokha Aryaling , préfecture autonome de Kardze (Ganzi), Sichuan, 29 février 2016

Jeune moine de 18 ans, Kalsang Wangdu 格桑旺堆 tôt le matin du 29 février, s’est rendu pour des prières funéraires dans une maison privée, puis vers 16h s’ est dirigé vers son monastère Retsokha Aryaling 措卡阿耶雷寺 de Nyagrong (Xinlong 新龙县). En route, il a croisé une connaissance à laquelle il a remis un pendentif représentant le Dalaï Lama, puis a repris sa route. En chemin il criait des slogans contre le pouvoir chinois, et des vœux pour le Dalaï Lama, mais il avait déjà procédé à son immolation quand il s’est mis dans un coin d’une cour du monastère où il s’est écroulé. Des Tibétains ont accouru pour éteindre le feu, l’ont conduit à l’hôpital du comté, de là ils furent redirigés vers celui de Chengdu, mais il est décédé en route. Sa dépouille a pu être mise dans une maison, où sa famille et des moines ont procédé aux rituels, et sa dépouille a été ensuite emmenée au monastère Larungar de Sertar 色达县喇荣寺.四川甘孜州新龙县措卡寺

 Dorje Tsering, Dehra Dun, Inde, le 29 février, non décédé.

Ce jeune Tiétain âgé de 16 ans, en exil de Dera Dun, a voulu aussi offrir sa vie pour la cause tibétaine en s’immolant ; mais il a pu être à temps conduit dans un hôpital de Dehli où il est actuellement en soins. De plus le 1e mars, autour de midi, une jeune femme nomade 芒嘎 de 33 ans a manifesté en solo dans les rues de Meruma 麦尔玛乡, comté de Ngaba Aba, 阿坝县, en protestation contre la politique du pouvoir chinois ; nul ne sait ce qu’elle est devenue, la police est rapidement survenue pour l’emmener. Elle avait été prisonnière en 2008 et torturée.

 

Tashi Kyi, Sangkhok (Sangke), comté de Sangchu (Xiahe), préfecture du Gannan, le 27 août 2015, décédée le 28 

Mère de 5 enfants, dans sa 55e année, Tashi Kyi (扎西吉) s’est immolée le soir du 27 août après des affrontements entre 150 membres de la sécurité arrivés avec des bulldozers dans le village de Ngura (欧拉村) près de Sangkhok ( 桑科乡SangKe) pour y démolir des maisons dont les propriétaires n’auraient pas eu les documents valides, et des Tibétains qui se sont opposés à cette campagne ; parmi ces derniers un certain nombre ont été arrêtés . D’autres sources d’information disent que les Chinois ont agi pour faire valoir leurs droits sur une maison et en prendre possession pour usage officiel, le propriétaire a été battu puis arrêté. L’action de Tashi Kyi vise à dénoncer les répressions exercées par le pouvoir chinois, sa maison serait l’une des 150. Des ibétains du lieu ont tenté de sauver Tashi Kyi, mais vers 3h du matin elle est décédée, et à l’aube du 28 des forces de police ont enlevé sa dépouille sans que personne ne puisse les en empêcher. Depuis la situation sur les lieux est inconnue. 甘肃省甘南州夏河县桑科乡欧拉村

Sonam Topgyal , Kyegudo-Yushul ( Préfecture Autonome Tibétaine de Yushu), Qinghai (Amdo) le 9 juillet 2015, décédé le 10

Moine âgé de 27 ans, Sonam Topgyal 索南多杰 s’est immolé sur la place centrale Gésar (格萨尔) de Kyegudo partie tibétaine de Yushul (Yushu 玉树市) le 9 juillet vers 15h30.  Sur une feuille glissée dans un livre religieux, retrouvée ensuite, il développe les raisons de son « sacrifice » et exhorte les tibétains à garder leur unité et à tenter de résoudre le problème de leur survie. La police a rapidement éteint les flammes, mais gravement brûlé et conduit à l’hôpital local il fut ensuite transporté par la route et non par avion à Xining西宁: il n’a pu survivre et est décédé le 10. L’armée avait encerclé la maison, aucun tibétain n’a pu y entrer, et pendant plusieurs jours, arrêtée, la famille dont les 4 enfants fut mise en prison. Depuis le 9 juillet,  la ville est totalement cernée par des troupes envoyées sur les lieux, toutes les communications électroniques sont bloquées. Le 14 Avril 2010, la ville de Kyegudo, avait subi un tremblement de terre tuant 3000 personnes et détruisant une grande partie des infrastructures et monuments ; la tension et le mécontentement se sont multipliés car les Tibétains furent, et le sont encore, dépossédés de parcelles et de logements qu’ils détenaient là depuis des générations, la plupart furent contraints d’aller vivre à la périphérie, avec des aides insuffisantes. Suite au tremblement de terre, le père de Sonam avait été détenu plusieurs mois et torturé, la famille également, tous leurs biens (entreprises, échoppes, hôtel) ont été détruits par les Chinois. 青海玉树州玉树市格萨尔广场  青海玉树州 囊谦县

Sangye Tso, Dorkok, comté de Chone, Gannan, le 27 mai 2015

Mère d’un fils et d’une fille, âgée de 36 ans, vers 4h du matin Sangye Tso s’est immolée devant un bâtiment de la sécurité militaire chinoise près du monastère Tashi Choekhorling de Dorkok (Chubu Shi初布寺) près de Chone (Zuoni 卓尼县). Cet acte de protestation coïncide avec les célébrations du festival bouddhiste de Saga Dawa (anniversaire de la naissance de Bouddha, et de son illumination), des cérémonies et enseignements se tenaient en ce lieu . Immédiatement arrivée sur les lieux, la police militaire a emmené la brûlée, le décès semble être survenu ensuite et le corps fut restitué à la famille. Un grand nombre de policiers se sont postés à l’intérieur et à l’extérieur de la maison de Sangye Tso, et ont soumis les gens à des interrogatoires. 甘南卓尼县 初布寺

Tenzin Gyatso, village de Khangsar , préfecture autonome de Kardze (Garzi), le 20 mai 2015

Père de 3 fils et une fille, âgé de 35 ans. Près du siège du gouvernement local du canton, Tenzin Gyatso (丹增嘉措) du village de Khangsar (孔色乡) s’est immolé vers 20h en protestation contre le harassement et l’intimidation que subit la population tibétaine de la région, incessantes . Très rapidement arrivée sur les lieux, les forces de police de Tawu (Daofu 道孚县) ont éteint les flammes et emmené le corps. C’est le lendemain que la famille a été avertie du décès ; deux personnes ont eu l’ordre de se rendre à Kangding (康定县) chercher les restes, mais les tibétains pensent que la crémation a été effectuée sur le champ et que seules les cendres ont été remises à la famille.Les moines du monastère Nyitso de Tawu (道孚县尼措寺), ont procédé à une cérémonie rituelle. Des altercations ont eu lieu entre la police qui voulait s’emparer de la dépouille, et des tibétains sur les lieux ;quatre femmes ont été arrêtées. Depuis des semaines, la population de Tawu ( Daofu 道孚县) n’en peut plus ; dès son arrivée, un nouveau gouverneur-député a cherché à intimider les tibétains en organisant des parades militaires, en pourchassant toute personne ayant eu des contacts avec les anciens immolés, celles suspectées d’être en lien avec le gouvernement en exil et d’avoir des activités séparatistes ou d’organiser une célébration pour les 80 ans du Dalaï Lama . A ce jour 80 personnes ont été arrêtées et sont toujours emprisonnées. A Tawu il est su que toute personne arrêtée est battue et torturée. 四川甘孜州道孚县孔色乡

 

Nei Kyab , village de Soruma, Choejema , préfecture de Ngaba ( Aba), le 15 avril 2015

Quadragénaire, veuf et père de sept enfants, Nei Kyab (乃嘉) également appelé Damkar(堂嘎) s’est immolé par le feu tôt le matin le 15 avril . Il était entré enfant dans le monastère Adue Yak de son village (安斗乡雅果寺) .Avant de se donner la mort dans la cour de sa maison à Sorumo (安斗乡), Nei Kyab( 乃嘉) avait déposé des offrandes sur un petit autel, à côté d’images du Dalaï-Lama ; plusieurs jours auparavant il avait envoyé à un ami une photo de lui tenant un bouquet de fleurs . Décédé sur le champ, son corps a été saisi et emmené par la police. Il avait reçu la reconnaissance par le monastère de ses vœux de comportement pacifique prononcés en mémoire de ceux qui se sont sacrifiés. Cette nouvelle immolation fait suite à la décision par Chen Quanguo,le plus haut dirigeant chinois de la « Région Autonome du Tibet » d’évaluer les moines et les nonnes bouddhistes, d’estimer leur « patriotisme » et d’installer des drapeaux nationaux chinois dans les monastères afin de renforcer le contrôle idéologique dans la région. 川阿坝州阿坝县安斗乡  四川甘孜州炉霍县充古

 

Yeshi Khando, Chokri Ngagong nonnerie, Draggo( Luhuo), Kardze Prefecture, le 8 avril 2015

Agée de 47 ans, rentrée enfant à la nonnerie afin d’y devenir nonne, Yeshi Khando (益西康卓) s’est immolée vers 9h près du centre de police de Draggo ( Luhuo 炉霍) dans la préfecture autonome de Kardze (Ganzi 甘孜州). Des jours auparavant elle s’était entretenue avec des amis les encourageant à lutter pour préserver la culture tibétaine, et s’était promenée à Kubushan ce lieu où elle a finalement décidé de mener sa protestation . Elle serait décédée sur les lieux, d’après des témoins, mais la police très vite a emmené le corps, puis a convoqué la famille pour les informer des faits et a refusé de remettre la dépouille qu’ils ont dit avoir incinérée, donc aucune certitude n’est possible à ce jour. Yeshi Khando est originaire du village Tehor Dragsur (古乡扎日村), du comté de Draggo (Luhuo 炉霍 ), elle était très estimée en tant que nonne et personne. Ce mercredi, un haut cadre du Parti communiste chinois (PCC) au Tibet, Chen Quanguo, avait appelé à évaluer « le patriotisme » des moines et nonnes bouddhistes et à installer le drapeau rouge de la République populaire sur les monastères. 四川甘孜州炉霍县哦格寺  四川甘孜州炉霍县充古乡扎日村

Norchuk, Trotsuk, préfecture tibétaine autonome de Ngaba ( Aba) le 6 mars 2015.

Agée de 47 ans, Norchuk ( 诺秋) s’est immolée au milieu de la nuit du 5 au 6 mars (3h30) dans une grange à foin afin que la police chinoise ne puisse se saisir de sa dépouille. Les voisins de son village Trotusk (独洼村), ont le lendemain procédé à la crémation . Affiliée au monastère de Tephu, Norchuk avait récemment prononcé le vœu pour être végétarienne. Elle laisse seuls un époux, deux filles et un fils. 阿坝州阿坝县河支乡独洼村

 

Kalsang Yeshe, monastère Nyitso , conté deTawu (Daofu) , Préfecture tibétaine de Kardze ( Ganzi), le 23 décembre 2014.

Aux alentours de 11h20, le moine Kalsang Yeshe (格桑益西) âgé de 38 ans, s’est immolé hors du monastère Nyitso (尼措寺) de Tawu (Daofu 道孚县 ) face au bureau de la sécurité publique et près du lieu du monastère où se tenait un groupe de travail . Il est originaire du hameau de Gonglong (麻孜乡功龙村) .Tawu n’est pas éloigné de Meruma (麦尔玛乡), lieu de la toute dernière immolation, ni de Danba (丹巴县) où trois jeunes tibétaines ont été poursuivies et tuées par le fils d’un commerçant chinois en toute impunité, proche aussi de Kakhog ( HongYuan 红原县) (阿坝州红原县康玛尔寺) où un moine a été condamné le 19 décembre à 12 ans de prison. Sa dépouille n’a pu être saisie par les tibétains, mais fut emmenée par la police. Nul ne sait s’il est encore vivant, certains disent qu’il est décédé sur le champ. Kalsang Yeshe avait étudié en Inde du Sud, et après son retour au Tibet y avait enseigné la langue tibétaine et le bouddhisme à des gens d’âge mûr. 四川甘孜州道孚县尼措寺  四川甘孜州道孚县麻孜乡功 龙村

Tsepe, Meruma, conté de Ngaba, préfecture tibétaine autonome de Ngaba, le 22 décembre 2014.

En dépit de toutes les menaces pesant sur les familles et amis des immolés, Tsepe (才贝) dénommée Tsepe Ji par ses proches(才贝吉), jeune fille bientôt âgée de 20 ans, le 22 décembre aux environs de 16h, s’est immolée sur le bord d’ une rue de Meruma (麦尔玛 );elle criait des paroles que personne n’a pu identifier ou voulu redire ; les policiers se sont précipités pour enlever la dépouille et l’emmener dans une voiture . Peu de temps après ses parents et son frère avec lesquels elle vivait, ainsi que des demi-frères et sœurs, ont été arrêtés ; pour le moment leur sort n’est pas connu. Tsepe était très estimée pour son bon caractère et son intégrité.

Sangye Khar, Amchok, Sangchu (Xiahe) , préfecture Kanlho (Gannan), le 16 décembre 2014.

Père de deux petites filles, Sangye Khar (桑杰卡), âgé de 33 ans, aux environs de 9h, s’est immolé en face d’un poste de police de Amchok (Amuquhu 阿木去乎镇 ) en protestation à la politique répressive à l’encontre des Tibétains ; selon le calendrier tibétain ce jour est celui du 25 octobre, date de la célébration annuelle bouddhiste de la fête des lumières. La dépouille a vite été enlevée par la police qui n’a pu éteindre les flammes et a refusé de la remettre à la famille du village de Chung Nyuthang, mais l’aurait emmenée à Labrang pour que la crémation soit effectuée.甘肃省甘 南州夏河县阿木去乎镇

Kunchok, Tsang Khor, comté de Gade (Gande) , préfecture autonome Golog (Guoluo), le 16 septembre2014.

Agé de 42 ans, père d’un fils moine et d’une fille nonne , Kunchok (贡觉) s’est immolé en face d’un poste de police à Gade (Gande 甘德县) en protestation à la politique répressive du pouvoir chinois exercée contre les Tibétains, la nouvelle n’a été sue que le 4 octobre en raison du blocage de toutes les informations et des caméras mises par la police en tout lieu de la localité. Des tibétains l’ayant vu en flammes ont immédiatement éteint celles-ci puis chercher à conduire Kunchog à l’hôpital ; cependant, interpellés par la police, ils ont du fuir et faire un long détour dans la nuit pour le atteindre un hôpital à Xining tenu secret. Des détails ne peuvent être donnés car les proches redoutent que ceux qui l’ont aidé aient des difficultés avec les autorités, Kunchog éclate souvent en sanglots de n’être pas décédé, ce qu’il vit comme un échec. Les chances de survie sont minces.

Lhamo Tashi ,Tsoe ( HeZuo), Kanlho (Gannan),   décédé, le 17 septembre 2014

Étudiant à Tsoe ( 合作Hezuo), âgé de 22 ans, devant les bureaux de la sécurité chinoise Lhamo Tashi (拉莫扎西) s’est immolé au milieu de la nuit, en criant des slogans, pour protester contre la main mise illégale et violente de la Chine sur le Tibet ; cette nouvelle ne fut connue que le 21 en raison des blocages d’internet et de téléphonie mobile. Ses parents du village de Drupka du canton d’ Amchok (阿木去乎镇 Amuquhu), prévenus de son décès par la police de la sécurité, se sont précipités en vain pour tenter d’obtenir la dépouille de leur fils qui fut incinéré sans être consultés ; le lendemain, des cendres leur a ont été remises, en leur assurant qu’il s’agissait bien de celles de leur fils. En 2008 il avait participé aux manifestations contre le pouvoir et avait été arrêté .

 

Phakpa Gyaltsen,帕巴坚参, Dzongbar, Dzogang, préfecture de Chamdo, s’est donné la mort le 7 mai 2014, Rigdzin 仁增  a tenté de faire de même. le 7 mai 2014. 

Il s’est d’abord poignardé à deux reprises avant de monter sur le toit d’un immeuble d’où il s’est jeté. Agé de 39 ans, il souhaitait protester contre l’accaparement des terres des Tibétains afin d’y ouvrir des mines d’or. Lors des présentations de doléances, Rigdzin 仁增 un Tibétain de 34 ans a voulu se poignarder, cependant son frère est vite intervenu et l’a conduit à l’hôpital, qui est maintenant encerclé par les forces de police.

 赤列南杰 , Thinley Namgyal, Khangsar, comté deTawu (Daofu), préfecture de Kardze, le 15 avril 2014. 

Agé de 32 ans, aux alentours de 12h, Thinley Namgyal 赤列南 杰s’est immolé près du bâtiment du gouvernement chinois à Khangsar 孔色乡, comté de Dawu (道孚县) ; le feu fut si vif qu’il est décédé sur le champ ; les Tibétains ont transporté le défunt au monastère le plus proche, celui de Gonthal (宁玛派寺院‘各它寺’) où un rapide rituel fut exécuté puis la dépouille fut remise à la famille dans son village d’origine 格勒村. Namgyal laisse derrière lui sa mère et deux sœurs aînées. Arrivée sur les lieux la police a immédiatement bloqué tous les moyens de communication . Il est le 112e immolé à être décédé. 四川省甘孜州道孚县孔色乡

卓玛 Drolma, monastère de Ba Choede à Bathang , préfecture de Kardze (Ganzi) le 29 mars 2014. 

Agée de 31 ans, Drolma 卓玛 est originaire du village de Chisung 西松贡村. Sa famille, les Thonglaka Tsang,东拉卡家, est connue pour avoir participé à la résistance en 1959, elle compte trois hautes réincarnations de Lamas et 7 de ses membres ont été tués par les forces de police chinoise. Drolma s’est immolée à 15h près du monastère de Ba Choede 夏邛镇日登寺à Bathang巴塘县 ; les Tibétains qui étaient sur le chemin de la Kora ont accouru, éteint les flammes et l’ont emmenée à l’hôpital ; ses jours ne semblent pas être en danger même si les brûlures sont graves ; l’hôpital est encerclé par les forces de police, les moyens de communication sont verrouillés. Trois de ses compagnes du monastère ont été arrêtées, aucune nouvelle n’en est donnée. 四川甘孜州巴塘县夏邛镇日登寺 芒康县朱巴龙乡西松贡村

洛桑班丹 Lobsang Palden, monastère de Kirti , préfecture de Ngaba (Aba), le 16 mars 2014, décédé le 21. 

Dimanche 16 mars, afin de marquer le 6e anniversaire des représailles sanglantes du 16-03-2008 menées contre la population tibétaine, Khechok Palden ou Lobsang Palden 洛桑班丹, âgé de 20 ans, originaire du canton de Meruma 麦尔玛乡 s’est immolé à 11h40 dans la rue principale de Ngaba,(Aba 阿坝) nommée ‘Pawoe Sanglam’ « rue des héros »; il était entré jeune au monastère de Kirti 格尔登寺 . Après avoir effectué plusieurs pas, il a été emmené par la police rapidement arrivée sur les lieux ; le 21 mars il est décédé à l’hôpital militaire de Barkham (Ma’erkang 马尔康县). Ses proches ont tenté d’obtenir sa dépouille, seuls des restes leur ont été remis qui ne sont peut-être pas les siens… Palden a laissé un message vocal et une lettre demandant à la population de demeurer unie. Tous les ans depuis ce 16 mars 2008, un moine de Kirti s’immole lors de cet anniversaire. 四川省阿坝州阿坝县格尔登寺阿坝县麦尔玛乡第三大队

晋美丹增 Jigme Tenzin, Tsekhog (Zeku), Malho (Huangnan) préfecture, 16 mars 2014, décédé le 25

Le même jour, un autre moine âgé de 29 ans, Jigme Tenzin晋美丹增de Tsekhog (Zeku 泽库县) du district de Jador ( Xiade Ri夏德日), s’est immolé sur la route conduisant au monastère de Sonag ( Suo Nai Gai Si索乃亥寺), il est décédé le jour-même ; un policier sous couvert d’anonymat a alors donné l’ information sans en révéler l’identité . Les moines du lieu ont pu effectuer la crémation avant l’arrivée de la police. Les nouvelles totalement bloquées n’ ont pu être confirmées que le 25 mars.青海省黄南州泽库县夏德日乡索乃亥寺

洛桑多吉 Lobsang Dorje, Kirti, préfecture de Ngaba (Aba), le 13 février 2013, décédé le 15 ou le 17 février. 

Malgré les menaces proférées par le pouvoir chinois à l’encontre des familles, villages et monastères tibétains, menaces renouvelées à Dzoege (Ruo’ergai, Sichuan) ce 13 février 2014, Lobsang Dorje (洛桑多吉) 25 ans, s’est immolé à 18h30 le 13 février à Ngaba (阿坝, Aba) près du monastère de Kirti (格尔登寺). Lobsang Dorje y était entré tout jeune avant de reprendre une vie laïque. Cette immolation survient lors du festival de prières du nouvel an tibétain, le Monlam. La police a étouffé les flammes, puis poussé Lobsang dans une auto où il a tenté de se maintenir assis et s’est débatu. Conduit à l’hôpital, il y est décédé le15 ou le 17. La police a refusé de rendre la dépouille à la famille, a procédé à la crémation et a remis les cendres à ses proches. Lobsang Dorje était le cadet d’une famille de quatre enfants. Il était parti travailler au pays Golog (果洛, Qinghai) dans une petite entreprise tenue par sa mère et une de ses sœurs. Il était rentré depuis plusieurs mois dans son village pour vivre avec son père. Il était originaire de la zone de nomadisme Chuklay Ghongma du groupement Cha Ruwa près de Ngaba. 四川阿坝州阿坝县贾洛乡

帕莫桑珠 Phagmo Samdrub, Dokarmo, comté de Tsekhog (Zeku), Malho (Huangnan), le 5 février 2013, décédé. 

Phagmo Samdrup (帕莫桑珠), âgé de 27 ou de 29 anspère de deux enfantsoriginaire du village de Dageri (大格日村). Il s’est immolé à Dokarmo (多禾茂乡) le 5 février vers 21h30, près de l’établissement scolaire « Panchen Day  ». Il est décédé sur le champ. Sa dépouille a été emmenée par la police qui est immédiatement arrivée sur les lieux. Depuis nul ne sait où est elle est. Phagmo Samdrup vivait avec les siens près de la famille de sa femme dans un autre village non loin de Dokarmo, Tatuhu (多禾茂乡塔土乎村). La région est bloquée, les informations ne peuvent plus en sortir.青海黄南泽库县多禾茂乡

次成嘉措 Tsultrim Gyatso monastère de Amchok, comté de Labrang (Xiahe), Gannan, le 19 décembre 2013, décédé.
Tsultrim Gyatso (次成嘉措), âgé de 43 ans, du monastère de Amchok (阿木去乎镇), tout proche de Bola (博拉).Avant de s’immoler à 14h30 à un carrefour, il a couché sur testament les raisons pour lesquelles il a décidé de sacrifier sa vie ; il explique la douleur éprouvée face à la souffrance du peuple tibétain devant l’anéantissement de sa culture, le pillage organisé par des officiels du Parti des richesses des monastères, les arrestations et emprisonnements. Les 400 moines du monastère se sont immédiatement emparés de sa dépouille et ont procédé aux prières. Les forces de police ont interrompu la cérémonie qui a néanmoins pu se poursuivre dans une autre partie des bâtiments. 甘肃省夏河县阿木去乎镇尼玛龙村

贡觉次 Konchok Tseten, comté de Meruma, préfecture tibétaine autonome de Ngaba (Aba) Sichuan, le 3 décembre 2013, décès connu le 4 décembre.

Kunchok Tseten (贡觉次), âgé de 30 ans, père deux jeunes enfants (3 et 4 ans) s’est immolé vers 17h dans le centre de Meruma. Il a marché dans la rue principale puis s’est écroulé. Pour éviter que son corps ne soit emmené, les Tibétains se sont affrontés à la police arrivée rapidement sur les lieux, en vain. L’homme est décédé lors de son transport à l’ hôpital le plus proche, celui de Barkham (Ma’erkang, 马尔康). Sa femme n’ a été avertie que le lendemain, les autorités avaient déjà procédé à la crémation, ils ont remis ses cendres à la famille. Ils ont arrêté son épouse ainsi que d’autres proches, dont un de ses frères, qui, lui aussi, disait ne plus supporter les atrocités commises contre les Tibétains. Originaire de Machu (Maqu, 玛曲县, dans la province du Gansu,甘肃) Kunchok Tseten vivait avec la famille de sa femme près de Meruma (麦尔玛乡). Une autre partie de la famille, du Qinghai, a été empêchée de se rendre sur les lieux. Toute la région de Meruma est bloquée. 四川阿坝县麦尔玛乡,甘肃省甘南州玛曲县

次仁杰 Tsering Gyal, monastère Akyong, comté de Pema, Golok préfecture, Amdo, le 11 novembre 2013, décédé.

Tsering Gyal, (次仁杰) jeune moine de 20 ans du monastère Akyong (阿什琼寺) de Pema (Banma, 班玛县) s’est immolé à 18h30 , en demandant la liberté pour le peuple tibétain et le retour du Dalaï Lama. Son geste survient dans une nouvelle période de tension où chaque foyer tibétain est tenu d’arborer le drapeau chinois. Cette campagne a commencé à Chamdo  partie orientale du Tibet historique, puis s’était étendue à la région dite autonome (TAR). Les forces de police immédiatement arrivées sur les lieux, ont éteint les flammes et ont emmené Tsering Gyal à l’hôpital le plus proche à Pema, puis de là à celui de Xining. L’homme est décédé au cours du transfert. Il est le deuxième à s’être immolé dans ce comté, et le dernier d’une famille de sept enfants. 青海省班玛县阿什琼寺

希琼 Shichung, Gomang Yutso (Gomang Tawa), comté de Ngaba, préfecture de Ngaba (Aba) le 28 septembre 2013, décédé.

Contrôles, sanctions, arrestations de personnes ayant assisté à des cérémonies funéraires ou ayant eu des contacts mêmes lointains avec un immolé, pressions pour obtenir la signature d’un ordre officiel interdisant la participation aux funérailles, s’accentuent. En dépit de cela, à 16h environ, à Gomang (各莫乡) au retour d’un enseignement de prières à effectuer chez soi, Shichung (希琼) un père de deux filles, 41 ans, s’est immolé chez lui devant le portrait du Dalaï Lama puis a couru dehors et s’est écroulé . Le corps, enlevé par des Tibétains, n’a pu être conservé ; la police arrivée sur le champ a pointé ses armes sur eux, et s’est emparé de la dépouille pour l’emmener à Ngaba, elle a ensuite procédé elle-même à la crémation et contraint la famille à jeter les cendres dans la rivière. 四川省阿坝州阿坝县各莫乡

贡觉索南 Konchok Sonam, monastère Thangkor Soktsang, comté de Dzoege (Ruo’ergai), préfecture de Ngaba (Aba) le 20 juillet 2013, décédé.

Konchok Sonam (贡觉索南), dix-huit ans, s’est immolé le 7 juillet devant l’entrée de son monastère Thangkor Soktsang (索克藏寺)entre 8h et 9h ; il est décédé sur les lieux, en lançant des slogans contre la politique répressive des autorités chinoises. Il est originaire du village 唐克乡索藏村 auquel est affilié son monastère, dans le comté de Dzoege ( Ruo’Ergai,若尔盖). Sa dépouille a immédiatement été portée à l’intérieur des bâtiments et les moines ont procédé aux cérémonies. Cette immolation survient cinq semaines après celle de Tawu (Daofu), près du monastère de Nyatso ; elle fait suite au transfert à un poste subalterne à Aba de Tenzin Yarphel, chef du parti de Dzoege très estimé de la population, qui manifestait de la sympathie à l’égard des difficultés des Tibétains. 四川阿坝州若尔盖县索克藏寺

尼措图桑达杰林寺 Wangchen Dolma, monastère de Nyatso, comté de Tawu, préfecture de Kartze (Ganzi) le 11 juin 2013, décédée le 14 juin 2013.

À Tawu (Daowu, 道孚县) près du monastère de Nyatso (尼措寺,nom complet:尼措图桑达杰林寺;appelé en chinois:灵雀寺), la nonne Wangchen Dolma (旺青卓玛) dont le nom n’a été connu que le 15 juin, s’est immolée vers 17h le deuxième jour du grand rassemblement annuel de moines pour des débats bouddhiques (environ 3000, venus de 50 monastères) ou « Jang Gunchoe » (辩经大法会经) à Nyatso . Par ce geste, elle entendait protester contre la politique répressive du pouvoir chinois. Un Tibétain sur les lieux a appelé à l’aide pour éviter que le corps ne soit saisi par la police chinoise mais cette dernière, promptement arrivée sur les lieux, l’a emmené à l’hôpital de Dartsedo (Kangding, 康定县) et a arrêté l’homme. Le décès de Wangchen Dolma, le 14 juin, n’a été su que trois jours plus tard, le 17. La police a procédé à la crémation sans en avertir la famille ; celle-ci n’ayant pu obtenir les cendres, n’a donc pu procéder aux rituels funéraires ; elle a été placée en résidence surveillée et a reçu l’interdiction de recevoir parents et amis. Originaire d’un quartier limitrophe de Tawu près du barrage (village Dragthok de Minyag Drapa, 雅江交界处的家乡扎坝境内), Wangchen Dolma est Rinpoché de l’Institut Bouddhique (僧尼修法寺院尼姑, également dénommé 巴秀扎嘎尼姑寺) créé sur la colline sacrée derrière chez elle (Barshab Dragkar, 扎嘎神山). Il est proche de celui où Palden Choetso (Dakar Jangchup Choeling) s’est immolée le 3 novembre 2011. 四川省甘孜州道孚县尼措寺(尼措图桑达杰林寺)

Tibétain prisonnier politique, de nom inconnu s’est donné la mort, Ngaba (Aba), le 11 juin 2013, état inconnu.

Pendant le grand rassemblement annuel de moines au monastère  Nyatso de Tawu, un prisonnier politique tibétain de la prison Deyang (德阳) de Ngaba (Aba,阿坝), a voulu se donner la mort car il ne supportait plus les sévices infligés par les gardiens non plus que les humiliations par les prisonniers chinois Han. Selon des prisonniers récemment libérés ainsi que des parents ayant rendu visite à leur famille, cet homme faisait partie de ceux transférés de la prison Zhou Mao de Aba (阿坝州茂县), après le tremblement de terre du Sichuan en 2012, à la nouvelle prison de Deyang德阳 où ont été rassemblés des prisonniers tibétains des quatre régions tibétaines, ayant des difficultés de santé ou accusés de crime politique. Des affrontements auraient eu lieu entre Han et Tibétains ; les conditions de détention, la maltraitance, le sort fait aux Tibétains auraient poussé cet homme au suicide ; conduit sur-le-champ à l’hôpital. Nul ne sait s’il est encore en vie. 四川德阳阿坝监狱中

丹增西热 Tenzin Sherab, Adril (comté de Chumarleb) préfecture Yulshul, le 27 mai 2013, décédé.

Nomade de 31 ans sédentarisé, Tenzin Sherab (丹增西热) s’est immolé à Chumarleb (Qumalai, 曲麻莱县), préfecture de Yulshul (YuShu, 玉树州) pour protester contre la politique chinoise envers la culture tibétaine (sédentarisation forcée, destruction des montagnes sacrées, expropriation des terres pour exploiter lieux touristiques et mines, etc.). Ses proches n’ont appris la nouvelle qu’après son décès, vers 14h. La police de Chumar (曲麻莱县) est immédiatement arrivée sur les lieux et a emmené le corps ; elle l’a rendu à la famille le 28 mai en interdisant de procéder à un service religieux au monastère Wongpo (温波寺) de Shershul (石渠县). Des interrogatoires ont eu lieu.青海省玉树州曲麻莱县秋智乡加巧村二队(广称阿赤村)

洛桑达瓦 Lobsang Dawa et Konchog Woeser 贡确唯色, monastère Tagtsang Lhamo de Kirti, Ngaba, le 24 avril 2013, décédés.

Lobsang Dawa (洛桑达瓦), âgé de 20 ans est originaire du village Dzaru Menma (阿西乡下热尔村), comté de Dzoege (若尔盖县), et Konchog Woeser (贡确唯色) âgé de 23 ans de Tsakho, (查科村)localité de Kirti Kangchu (麦溪乡,若尔盖县), comté de Ngaba (阿坝, Aba). Tous deux sont entrés jeunes au monastère Tagtsang Lhamo de Kirti (达仓纳摩格尔登寺) de Dzoege où ils étaient réputés pour leur exemplarité et le sérieux de leurs études. Ils se sont immolés vers 16h30, près du grand hall (达仓纳摩格尔登寺经堂) pour protester contre la répression du pouvoir chinois. Ces deux immolations se sont produites la veille de l’anniversaire du Panchen Lama reconnu par les Tibétains à l’endroit où eurent lieu de nombreuses marches de protestations. La dernière, le 15 mars, pour protester contre la fermeture d’écoles fondées par des supérieurs de ce monastère. 四川阿坝州若尔盖县达仓纳摩格尔登寺

秋措 Chugtso, Jonang, comté de Dzamthang (Rangtang), le 16 avril 2013, décédée.

Âgée de 20 ans, originaire du village de Barma Yultso, Chugtso (秋措), mère d’un petit de 3 ans. Elle s’est immolée vers 15h non loin du monastère de Jonang, (壤塘乡觉囊派寺院,壤塘大寺). Les moines ont célébré des prières, puis le corps a été ramené chez elle (壤塘乡). Conformément aux nouvelles directives, la police locale et les autorités ont fait pression sur la famille pour que le corps soit incinéré dans la nuit. En solidarité, plusieurs milliers de Tibétains et moines se sont rassemblés autour de la maison. Chugtso est la sixième personne à s’être immolée auprès de ce monastère après Kalkyi le 24 mars dernier, deux autres, deux cousins un mois auparavant). 四川阿坝州壤塘县壤塘乡

贡确丹增 Kunchok Tenzin, monastère Mori, comté de Luchu (Luqu), préfecture de Khanlo (Gannan), décédé le 26 mars 2013, nouvelle rendue publique le 29 mars 2013.

Âgé de 28 ans, le moine Kunchok Tenzin (贡确丹增) s’est immolé à 19h, à un croisement de routes proche de son monastère Mori (格丹强巴林寺), près de Luchu (碌曲), pour protester contre le le pouvoir chinois. Moines et Tibétains ont emmené sa dépouille afin d’éviter que les forces de l’ordre ne s’en emparent. Le soir même, ils ont procédé aux rituels funéraires selon la tradition. Les forces de police ont encerclé les villages alentour, ce qui a retardé la transmission de l’information. Kunchok Tenzin était rentré jeune dans le monastère Mori, situé dans son village (双岔乡毛日村), et y avait accompli ses études philosophiques bouddhistes. Ce monastère est affilié à un autre plus important (达仓纳摩格尔登寺).甘南碌曲县双岔乡毛日寺

阿图朱古 Thupten Nyendak et Atse 尼师阿泽, Dzogchen, région de Minyag Lhakang, comté de Tawu, Gartse, décédés le 6 avril 2012. Immolations confirmées par le gouvernement tibétain en exil le 28 mars 2013. 

Âgés respectivement de 45 et 23 ans, Tulku Athub (阿图朱古) également connu sous le nom de Thubten Nyendak Rinpoche (图登念扎仁波切) et sa nièce nonne Atse (尼师阿泽), se sont donnés la mort ensemble dans un petite maison de Tulku près du monastère de Dzogchen de la région de Minyag du comté de Tawu, préfecture de Kardze (Ganzi, 甘孜). Tulku Athub avait demandé à sa famille d’acheter une grande quantité de lampes à beurre en vue d’offrir des prières aux immolés. Vers 10h30 le 6 avril 2012, il a allumé toutes les lampes faisant en sorte que le feu prenne dans la maison. Tous deux ont été retrouvés calcinés une dizaine de minutes après. Juste avant, le Rinpoche avait téléphoné à sa famille et lui avait affirmé qu’il « se sentait serein et mettait un terme à sa vie en allumant les lampes à beurre en offrande aux Tibétains qui se sont immolés pour la cause tibétaine ». Quand la police de Dartsedo est arrivée sur les lieux, l’administrateur, craignant la fermeture du monastère, a déclaré qu’il s’agissait d’un accident, et non d’acte de protestation. Le Rinpoche est originaire d’un village du comté de Tawu (塔公乡龙古一村) ; il fut d’abord le supérieur du monastère de Dzogchen, puis du monastère Minyag Lhakang Dragkar. Il était un ardent défenseur de la culture tibétaine. Sa nièce Atse, également. Elle était membre de l’Institut Bouddhiste de Sertar (色达县). Lors d’une célébration tenue le 28 mars 2013, le gouvernement tibétain en exil a rendu hommage à Thupten Nyendrak et Atse et les a reconnus parmi les immolés. 四川省甘孜州康定县塔公乡丈卡寺

拉莫嘉 Lhamo Kyab, Lushoe, district de Tsoe (Hezuo), préfecture de Sangchu, le 25 mars 2013, décédé.

Âgé de 43 ans, Lhamo Kyab (拉莫嘉) est originaire de Lushoe (麦西乡 ou, nom actuel :吉仓乡, 勒秀部落康玛旭村). Garde forestier du parc de Buluo (部落林场), il s’est immolé avant l’aube : il s’est arrosé de kérosène et jeté dans un tas de bois. Quand on l’a trouvé, son corps était presque entièrement calciné. Il n’avait ni femme ni enfant. L’an dernier il s’était séparé de son amie, et depuis, avait décidé de ne pas se marier. 甘肃省甘南州夏河县吉仓乡

格吉 Kal Kyi, comté de Dzamthang (Rangtang), Ngaba, le 24 mars 2013, décédée.

Âgée de 30 ans, Kal Kyi (格吉) mère de quatre enfants, originaire de Barma. Elle est la cinquième personne à s’immoler près du monastère Jonang Zamthang Gonchen (壤塘大寺ou 觉囊派寺院) du district de Zamthang (壤塘乡) pour protester contre la répression des Tibétains dans le Sichuan. Pour empêcher les forces de sécurité chinoises de s’emparer de son corps, les Tibétains l’ont transporté dans le monastère où ils ont procédé aux rituels funéraires. 四川阿坝州壤塘县

洛桑托美 Lobsang Thokmey,monastère de Kirti, Ngaba, le 16 mars 2013, décédé. 

Âgé de 28 ans, Lobsang Thokmey (洛桑托美) est originaire de Chengguan (城关乡). Ilestentré jeune au monastère. Il s’est immolé vers 14h30 dans les quartiers ouest du monastère de Kirti, puis s’est dirigé vers la partie est où il est tombé. Les moines l’ont très rapidement transporté à l’hôpital de Barkham(马尔康县). L’homme est décédé avant de l’atteindre. Par ce geste, il voulait commémorer la manifestation pacifique du 16 mars 2008 durant laquelle la police avait tiré sur la foule. 28 tibétains, dont un moine du monastère, avaient été tués et une douzaine de tibétains jetés en prison. L’événement avait entraîné, en 2011 et 2012, une vague d’immolations. Depuis, la rue principale de Ngaba est dénommée la rue des héros. Ngaba est l’épicentre des soulèvements et immolations des tibétains depuis 2009. Le corps de Lobsang a été emporté par les forces de sécurité. 四川阿坝州阿坝县阿坝镇格尔登寺

Kunchok Wangmo, Dzoege, préfecture de Ngaba (Aba), nouvelles parvenues le 17 mars, décédée le 13 mars 2013

Cette jeune femme, âgée de 30 ans et mère d’une petite fille, est la quinzième Tibétaine à s’immoler depuis février 2009. Elle est passée à l’acte la veille de l’avènement du secrétaire général du PCC, Xi Jinping,  au poste de président de la RPC. La police, qui a emmené son corps, a procédé à la crémation et remis les cendres à sa famille. La police a interrogé son mari, Dolma Kyab. Celui-ci a refusé d’avouer, comme on le lui demandait que l’acte était un suicide faisant suite à des problèmes familiaux. Depuis, il est incarcéré dans un lieu inconnu. Le couple vivait dans la zone nomadique de Dzoege (辖曼牧), dans le bourg de Daba (Ruo’Er gai 若尔盖县) près du monastère (达扎寺镇). 四川省阿坝州若尔盖县辖 曼乡辖曼牧场.

桑达 Sandag,monastère de Diphu,Ngaba, le 26 février 2013, disparu.

Sangdag (桑达) moine de la lamaserie Dhiphu Gon Gelek Terzoe Ling (德普寺) fondé par Dhiphu Choeje, s’est immolé à 10h dans un lieu public de la ville de Ngaba (阿坝). La police est immédiatement intervenue et l’a emmené dans un hôpital puis de là dans un lieu inconnu. On ne sait rien de sa famille. 四川省阿坝县德普寺

次松嘉 Tsesung Kyab, Shitsang, Luchu, décédé le 25 février 2013.

Tsesung Kyab (次松嘉) âgé de 27 ans, cousin maternel de Pema Dorjee( immolé le 8 décembre 2012), du village de Chokor (青科村) de la zone nomadique Shitsang (西仓) de Luchu (碌曲). Il s’est immolé à 13h30 durant le dernier jour de prières des festivités Monlam devant les portes du monastère de Shitang (西仓寺). La police est arrivée sur les lieux pour éteindre les flammes. Les Tibétains et les moines du monastère, après un affrontement avec la police, se sont saisis du corps de Tsesung et l’ont emmené dans son village de Chokor. 甘肃省碌曲县双岔乡青科

帕莫顿珠, 多吉顿珠 Phakmo Dhondu ,Tsapon, comté de Tsoshar (préfecture Bayan Khar), décédé le 24 février 2013.

Phakmo Dhondu (帕莫顿珠, 多吉顿珠), âgé de 20 ans, originaire du village de Sakar (查甫乡), s’est immolé à 21h30 pour protester contre la politique répressive des Chinois à l’encontre des Tibétains. L’immolation a eu lieu à l’intérieur de l’espace dédié aux débats (辩经院) du monastère Jachung, (夏琼寺) de Tsapon, comté de Tsohar (Haidong 海东). Les moines ont prié pour sa survie. Ses parents et des amis ont accourus pour le conduire à l’hôpital de Xining (西宁), ils ont été retardés par les forces de sécurité qui bloquaient les lieux. Pour ce geste, assimilé à un délit de recel de criminel, ils ont été arrêtés. Le jeune homme est décédé à l’hôpital.青海省化隆县查甫乡

Rinchen, Sonam Dargye, Kyantsa, district de Dzoege (Ngaba), le 19 février 2013, décédés.

Deux jeunes âgés de 17 et 18 ans, anciens camarades d’école dans leur village de Kyantsa (降扎乡) du district de Dzoege (若尔盖). Ils se sont immolés ensemble le 19 février à 21h30. Rinchen, après avoir étudié à Wenchuan pendant plusieurs années, travaillait dans la province du Qinghai. Il était rentré voir sa famille pour les congés du Nouvel an. Les deux familles sont en possession des dépouilles et pensent pouvoir procéder aux funérailles. 四川阿坝州若尔盖县降扎乡

南拉才让 Namlha Tsering (surnom Hoba), Labrang, Khanlo décédé le 17 février 2013.

Père de quatre garçons, Namlha Tsering (南拉才让), appelé Hola (萨霍巴), âgé de 49 ans, s’est immolé à 17h40  dans la rue commerçante du bas de Labrang (Xiahe) pendant le rassemblement dans le monastère pour célébrer le cinquième jour de Losar, le Nouvel an tibétain. Originaire d’un village de sédentarisation des nomades (艾村) du comté de Gengya (甘加乡), près de Labrang, il s’est donné la mort pour protester contre la répression chinoise à l’encontre des Tibétains. La police chinoise a éteint les flammes et emmené l’homme qui est vraisemblablement décédé très vite. 甘肃夏河县甘加乡仁艾村

珠巴卡 Drukpa Khar, Lushoe Kyi proche de Amchok, comté de  Tsoe, décédé le 14 février 2013.

Père de trois enfants, Drukpa Khar (珠巴卡), âgé de 26 ans s’est immolé le troisième jour de Losar, nouvel an tibétain, pour protester contre la répression de la politique chinoise à l’encontre des Tibétains. Il était originaire du village Lushoe Kyi (勒秀乡吉昂村), proche d’Amchok (阿木去乎镇, Khanlo甘肃). 甘南州合作市勒秀乡吉昂村

竹泽 Dhondup Lotsey ( ?) Zhu Ze, Katmandu, Népal, immolé le 13 février 2013, décédé le 14 février 2013.

Près du stupa de Boudhanath de Katmandu (加德满都的博达塔寺), Zhu Ze (竹泽), un moine de 25 ans,venant de Serthar dans le Sichuan (色达县), s’est donné la mort, à 13h, le jour de la commémoration du centième anniversaire de la déclaration d’indépendance du Tibet par le treizième Dalaï-lama. Très grièvement brûlé, il a été emmené à l’hôpital par la police népalaise. Il n’a pas survécu à ses blessures. Sixième immolation hors des régions tibétaines de la Chine.

洛桑南杰 Lobsang Namgyal, Zoege, Ngaba, le 3 février 2013, décédé.

Agé de 37 ans, Lobsang Namgyal (洛桑南杰) ancien moine du monastère de Kirti, Zoege (格尔登寺) de Ruo’Er Gai (若尔盖). Il s’est immolé près de l’hôtel de police de Zoege à 6h, heure locale. La police, qui l’a identifié à partir de sa carte d’identité et d’une une lettre, a emmené le corps et procédé à la crémation. Dharamsala a appris la nouvelle le 13 février seulement, jour de commémoration des cent ans de la proclamation de l’indépendance du Tibet en 1913 par le 13e Dalaï Lama. En septembre 2012, Lobsang avait été enlevé par la police durant deux semaines pour des raisons inconnues. Après sa réapparition, il lui fut interdit de retourner au monastère. il dut vivre avec sa famille nomade, tout en continuant à être harassé par la police. Son jeune frère a été détenu suite à l’immolation puis relâché. 格尔登寺若尔盖县阿坝州四川

贡觉嘉ou贡贝 Kunchok Kyap, Bora,Labrang  Sangchu,(Xiahe), le 22 janvier 2013, décédé. 

Âgé de 26ans, père d’un bébé, Kunchok Kyap (贡觉嘉ou贡贝) s’est immolé vers midi près du monastère de Bora (博拉寺) pour protester contre les mesures prises par le pouvoir chinois ces derniers mois. Décédé sur les lieux, son corps a été emmené par la police en un lieu inconnu. La police a interdit aux moines de se rendre dans la famille pour procéder aux célébrations rituelles, les gens ont alors riposté en voulant organiser une célébration devant l’hôtel de police. 博拉乡,甘肃省甘南州夏河县

晋其嘉 Jigji Kyap, Shitsang, comté de Luqu, 19 janvier 2013, décédé.

Âgé de 17ans, Jigji Kyap (晋其嘉) a absorbé un poison, puis il a transporté de l’essence pour s’immoler. Il est décédé en route avant d’avoir pu passer à l’acte. Il a laissé un mot à sa famille appelant les fils des neiges à se soulever contre l’oppression chinoise.碌曲县西仓乡贡去乎村甘肃省甘南州

瓦切乡 Tsering Phuntsok, Drachen (comté de Marthang, HongYuan), Ngaba, le 18 janvier 2013, décédé.

Père de deux jeunes enfants, 28 ans, de la localité de Drachen (瓦切乡), Tsering Phuntsok (次仁平措) s’est immolé à 15h15 (locale) s’est immolé près d’un bureau de police à Marthang (红原县). Peu de temps après les moines du monastère de Amchok Tsennyi (安曲寺) se sont rassemblés à la maison du décédé et ont récité des prières.红原县瓦切乡阿坝州四川

次仁顿珠,次贝 Tsering Tashi (Tsebhe), Amchok, comté de Labrang (Xiahe), le 12 janvier 2013, décédé. 

Âgé de 20-22 ans, Tsering Tashi (次仁顿珠,次贝), originaire du village de Keynang ( 吉昂村), immolé dans le bourg de Amchok (阿木去乎) de la province chinoise du Gansu, le 12 janvier 2013 aux alentours de midi. Cette 96e immolation depuis 2009 a eu lieu dans le Tibet historique en dépit des pressions que le gouvernement chinois exerce : encouragements à dénoncer ceux qui ont l’intention de s’immoler, menaces d’inculpation pour meurtre et représailles à l’encontre des familles, monastères et villages dont sont originaires les immolés. Dans la préfecture autonome de Mahlo (黄南) de la province du Qinghai, des équipements satellite ont été arrachés et brûlés pour empêcher toute communication avec l’extérieur. Tsering Tashi, par son geste, a voulu protester contre la répression et l’assimilation forcée. L’utilisation de la langue tibétaine vient d’être totalement interdite dans les établissements scolaires. Le corps du jeune homme a pu être emmené dans son village. Des lamas du monastère d’Amchok, entourés de nombreux habitants, ont procédé aux funérailles. 阿木去乎镇吉昂村. 夏河县甘肃

多禾茂 Benchen (Rinchen) Kyi, Dhokar Mo, district de Tsekhog (Zeku) le 9 décembre 2012, décédée.

Jeune nonne adolescente de 17 ans, s’est immolée à 20h, heure locale, dans la zone nomadique de Dhokar Mo, 多禾茂. Elle a choisi cet endroit afin que son corps puisse être récupéré par sa famille et non par la police chinoise, avait-elle expliqué à l’une de ses amies avant de s’immoler. En dépit des menaces de représailles, les Tibétains ont accouru pour lui rendre les derniers hommages. Son immolation fait suite aux manifestations pacifiques d’élèves conduits par ceux de l’Institut médical Tsolho,Tchabcha (Tonghe) et de Rebkong, au cours desquelles beaucoup de jeunes ont été arrêtés, et blessés. (海南州共和县恰卜恰镇的海南州卫生学校). 多禾茂, 泽库县,黄南.

Kunchok Phelgyal, Sumdo, Dzoege, comté de Ngaba, décédé le 8 décembre 2012.

Moine âgé de 24 ans, d’origine nomade du village de Gonda Dewa, Dringwa, s’est immolé à 17h20, heure locale, en face de la porte du hall du monastère Taktsang Lhamo Kirti (达仓纳摩格尔登寺) en priant pour le retour du Dalaï-lama et du supérieur du monastère de Kirti en exil. Les moines ont prié puis emmené le corps dans la cellule où vivait Kunchok Phelgyal. Là, ils lui ont adressé des prières. Le monastère et les villages autour sont placés sous haute surveillance policière. Kunchok Phelgyal effectuait des études dans ce monastère depuis 2010, il était originaire de celui de Sumdo. 森都寺. 森都寺若尔盖县 阿坝州 四川省.

Pema Dorjee, Shitsang, Luchu, décédé le 8 décembre 2012.

Âgé de 23 ans, originaire du village de Chokor, dans la région Shitsang de Luchu, s’est immolé le 25 jour du 10e  mois lunaire, Gaden Ngamchoe, date du Parinirvana de Tsongkhapa, devant la porte principale du temple de Shitsang (西仓寺), à 16h30, heure locale. Les Tibétains étaient rassemblés pour une cérémonie de lampes à beurre en vénération à Tsongkhapa. Pema Dorjee s’est immolé pour protester contre la politique chinoise au Tibet, pour l’unité des Tibétains et leur liberté. 西仓乡碌曲县甘肃省甘南州.

Lobsang Gendun, Seley Thang, Golog Pema Dzong(Banma), décédé le 3 décembre 2012.

Moine de 29 ans, du monastère de Penag Kadak Troedreling (班那合寺), s’est immolé vers 19h les mains en prières en marchant vers une intersection routière principale. Il est mort sur les lieux après avoir effectué trois cents pas. Il protestait contre la politique chinoise. Les forces armées, arrivées sur les lieux, ont tenté de s’emparer du corps, les Tibétains les ont affrontés et ont pu l’emmener au monastère. La sécurité policière a été renforcée dans la région. 班玛县赛来塘镇, 果洛藏族自治州青海.

Sungdue Kyap, Bora, Sangchu(Xiahe), le 2 décembre 2012. 

Âgé de 17 ans, père d’un enfant, s’est immolé à Bora, à 15h30, sur la route longeant le monastère de Bora. Peu de temps après, les personnels de la sécurité sont arrivés sur les lieux et ont éteint les flammes. Ils l’ont vraisemblablement dans un hôpital de Tsoe (Hezuo) où il été pris en charge deux heures aux urgences. Puis, ils l’ont ramené à Bora. Les moines du monastère et les habitants se sont préparés à se rendre à Tsoe, on le leur a interdit .La situation est tendue. 博拉乡, 甘肃省甘南州夏河县

Kunchok Kyab, Shagdom, région de Ngaba (Aba), immolation le 30 novembre, décédé le 1er décembre. 

Âgé de 29 ans, père de deux enfants, originaire de Akyi (阿西乡), Zoege, s’est immolé à 9h, heure locale, près d’une station service dans la contrée de Shagdom (红星乡) pour protester contre l’occupation du Tibet par la Chine. Arrivées sur les lieux, les forces de sécurité ont éteint les flammes, ont ligoté Kunchok et l’ont emmené au poste de commandement de Barkham (马尔康县). Des jeunes Tibétains, qui assistaient à la scène, ont suivi le convoi. Ils ont été arrêtés. Le soir, un grand nombre de Tibétains se sont rassemblés pour réclamer la libération des jeunes Tibétains et la dépouille de Kunchok. Le jeune Kunchok est vraisemblablement décédé le premier décembre, à l’hôpital de Barkham. Une partie de ses cendres a été rendue à sa famille. 阿坝州若尔盖县阿西上热尔村四川

Tsering Tashi, Zamtsa Lotso Dewa, région de Luchu, le 29 novembre, décédé.

Âgé de 31 ans, père de deux enfants, s’est immolé près du bureau du gouvernement local chinois, en protestant contre l’occupation du Tibet. Les moines et la population tibétaine ont célébré les rituels funéraires. 双岔乡禄曲县甘南州

Wangdhen Khar, Tsoe, le 28 novembre 2012, décédé.

Âgé de 21 ans, s’est immolé aux alentours de 19h, heure locale, en demandant le retour du Dalaï-lama, la libération du 11e Panchen-lama, la protection de l’environnement et la liberté du Tibet. Son corps a été emmené dans son village deYarki Sokdhi à près de 20 km de Tsoe (Hezuo), en dépit des restrictions de liberté et des menaces, les moines et les habitants lui ont rendu hommage en procédant aux rituels. 佐盖曼玛乡,合作甘肃甘南州

Sangay Tashi, Sangkhog, Labrang, le 27 novembre, décédé.

Âgé de 18 ans, s’est immolé vers midi, au même lieu que Thubwang Kyab le 26 octobre en appelant au retour du Dalaï-lama, à la libération des prisonniers tibétains dont celle du 11e Panchen-lama, celui reconnu par les Tibétains. Son corps a été ramené chez lui. Il avait fréquenté l’école primaire de Sangkhog pendant quatre ans, qu’il avait quitté pour aider sa famille dans les travaux quotidiens. 桑科乡夏河县甘肃省甘南州

Kalsang Kyab, Kangtsa, Dzoege, Ngaba (Aba), le 27 novembre 2012, décédé.

Âgé de 20 ans, nomade, s’est immolé vers 18h30, heure locale, face au bureau du gouvernement chinois local en adressant des prières au Dalaï-lama et au Rinpoche en exil. Les Tibétains présents ont rapidement emmené son corps dans son village de Dowa Mege. Des moines de deux monastères voisins ont célébré les rituels. La veille Kalsang était revenu dans son village d’où il était reparti le matin du 27 pour se rendre à Kangtsa. Les forces de sécurité se sont déployées autour de l’endroit où le jeune homme s’est immolé.降扎,若尔盖,阿坝,四川

Wangyal, Sertar, le 26 novembre 2012, probablement décédé 

Lama âgé de 20 ans, orphelin, empruntant l’une des routes menant au centre ville, s’est immolé à 11h20, heure locale, auprès de la grande statue du centre, en criant des slogans, les mains jointes, pour le retour du Dalaï-lama à qui il adressait ses prières. Les forces armées sont immédiatement arrivées sur les lieux, ont éteint les flammes et l’ont emmené. Depuis, personne ne sait ce qu’il en est. 色达, 甘孜色达县.四川.

Kunchok Tsering, Amchok, Labrang, le 26 novembre 2012, décédé.

Âgé de 18 ans, s’est immolé à proximité du centre minier où Tsering Dhondup s’était immolé le 20 novembre en protestation contre la politique chinoise à l’encontre des Tibétains. De nombreux Tibétains et les moines du monastère d’Amchok se sont réunis dans la journée afin de prier et procéder aux funérailles. 完恳村.阿木去乎, 夏河县, 甘肃甘南.

Gonpo Tsering, Ala, comté de Luchu, le 26 novembre, décédé.

Père de trois jeunes enfants, âgé de 24 ans, s’est immolé en face du hall à prières du monastère Alak Deu-go (阿拉乡丁果寺), à 18h, heure locale, dans la localité d’Ala. Il demandait la liberté pour le Tibet, le respect des droits de l’Homme au Tibet et le retour du Dalaï-lama. Il est décédé sur les lieux. Les forces de sécurité ont immédiatement été déployées dans la région. 阿拉乡碌曲县, 甘肃甘南州.

Sangay Dolma, Dhokar Mo, comté de Tsekhog (Zeku), le 25 novembre 2012, décédée.

Nonne d’une nonnerie près du monastère Sangag Mindrol Dhargeyling, âgée de 17 ans. Elle est partie de chez elle avec un bidon d’essence et s’est immolée à plus de 22h, heure locale, devant le bâtiment du gouvernement chinois. Durant son immolation, elle n’a cessé d’implorer l’aide du Dalaï-lama. Elle est décédée les mains jointes. Les Tibétains et les moines de la localité se sont réunis pour prier et procéder aux funérailles. 多禾茂, 泽库县,黄南.

Tamding Dorjee, Dhokar Mo, Tsekhog comté de Zeku, le 23 novembre 2012, décédé.

Âgé de 29 ans, s’est immolé près de l’entrée d’un bureau administratif chinois de Dokarmo à 18h, heure locale, en priant pour le Dalaï-lama. Les Tibétains ont afflué par centaines, prié et emmené le corps. Les funérailles ont eu lieu dans la nuit près du monastère Mindrol Dargyalling. Les autorités ont immédiatement coupé les réseaux internet et téléphoniques afin d’éviter la propagation de la nouvelle. 多禾茂,泽库县, 黄南

Lubum Gyal, Dowacomté de Rebkong, le 22 novembre, décédé.

Âgé de 18 ans, s’est immolé à 16h20, heure locale, dans une rue en signe protestation contre le gouvernement chinois de Dowa. Un grand nombre de Tibétains se sont emparés de sa dépouille afin d’empêcher les autorités chinoises de la prendre. Celle-ci a été déposée au crématorium où les moines ont procédé aux rites funéraires. Des patrouilles militaires font souvent des incursions à Dowa ainsi que dans la préfecture de Malho afin d’empêcher les regroupements. Les autorités y ont annoncé, le 14 novembre, des mesures contre les immolations : les familles d’immolés se verront suspendre leurs aides familiales et leurs villages privés des aides au développement. 多哇乡,同仁县

Tamding Kyab, Kluchucomté de Labrang, le 22 novembre, décédé. 

Jeune nomade âgé de 23 ans, s’est immolé à Kluchu (Luqu,碌曲) Kanlho,aux alentours du fleuve. Des Tibétains ont ramené sa dépouille à sa famille, puis les gens du monastère de Shitsang, où Tamding fut moine jusqu’en 2007, ont dit des prières avec la population. 碌曲县,甘肃

Tsering DhondupAmchok, comté de Labrang (Xiahe), le 20 novembre, décédé.

Âgé de 34 ans, père de trois enfants, à la fois paysan et nomade du village de Chungan, s’est immolé à 8h30, heure locale, au Gyagar Thang près d’une entrée de mine à Amchok pour protester contre la politique d’assimilation du pouvoir chinois.Les moines du monastère d’Amchok ont accouru pour prendre sa dépouille avant de procéder aux cérémonies funéraires puis en présence d’une foule de Tibétains. 阿木去乎, 夏河县

Wangchen Norbu, Kangsta, comté de Dowi, le 19 novembre 2012, décédé.

Âgé de 25 ans, s’est immolé vers 20h, près du monastère de Kangsta Gaden Choephel Ling, en demandant le retour du Dalaï-lama, la libération du 11e Panchen-lama et la liberté pour le Tibet. Sa dépouille a été immédiatement emmenée au monastère, où de nombreux Tibétains, moines et laïcs, lui ont rendu hommage. Peu après une foule criait des slogans demandant le retour du Dalaï-lama et récitait des prières tard dans la nuit. Kangsta est une localité proche du village du 10e Panchen-lama, Tsohar (麻日) ; elle fait partie du comté de Dowi (Xunhua, 循化). Le 8 novembre, dans ce monastère plusieurs centaines de moines et de laïcs ont allumé des bougies en offrande aux immolés. La région est sous tension depuis le déploiement de forces armées. 岗察,循化县

Sangdag Tsering, Dhokar Mo, comté de Rebkong, le 17 novembre 2012, décédé.

Âgé de 24 ans, père de deux enfants, s’est immolé devant un bureau du gouvernement chinois dans la localité de Dokar Mo (泽库县贡旭) du comté de Rebkong, à 7h du soir, heure locale , après que des autorités locales ont donné l’interdiction aux Tibétains de rendre hommage aux familles des immolés et aux personnes immolées, menacé de fermeture les monastères qui n’obéiraient pas aux ordres. Sangdag avait écrit un poème demandant aux hommes du pays des neiges de rester loyaux vis-à-vis du Tibet Les forces de sécurité arrivées sur les lieux ont tenté d’éteindre les flammes, mais le jeune homme est mort sur les lieux. Des moines de deux monastères voisins ont emmené le corps au Gonshul Sangag Mindrol Dhargeyling pour y procéder à la crémation. 泽库县贡旭, 同仁县

Chakmo Kyi, Rebkong, le 17 novembre 2012, décédée. 

Jeune mère de deux enfants, originaire du bourg de Bao An, village de Kajia, (保安镇卡加村). Âgée d’ une vingtaine d’années, elle s’est immolée à 16h, heure de Pékin, dans une ruelle alors que la cité de Rebkong était remplie de ving véhicules militaires avec vingt policiers armés à l’arrière de chacun, stationnant pour bloquer rues et routes et encadrer la population. Une altercation s’est produite entre les forces de police et la population qui a repris des mains de la police le corps de la jeune femme. Deux heures après des milliers de personnes et de moines se sont rassemblés au lieu de crémation Dhongya de Rongwo et chantaient des prières pour elle et le Dalaï-lama. De nombreux officiels chinois étaient présents et observaient le rassemblement. 保安镇卡加村, 同仁县.

Karpongya, Rebkong, le 15 novembre 2012, décédé 

Jeune adolescent de 14 ans, s’est immolé quelques instants après que Xi Jinping a été nommé officiellement numéro 1 du régime communiste chinois. à 12h10 heure locale, près de Rebgong, dans la localité de Gartse, (Guashize, 瓜什则), non loin du monastère de Chukhö, Gartse Gompa.同仁县.黄南.

Tangzin Dolma, Tsanmo,Goge, comté de Rebkong, le 15 novembre 2012, décédée.

Âgée de 23 ans, s’est immolée à midi heure locale, dans la cour du temple du village de Goge, région de Tsanmo (Zha Mao xiang) comté de Rebkong. En soufflant dans une conque, elle a fait le chemin depuis chez elle, où elle avait déposé ses affaires. Après avoir brûlé de l’encens, elle s’est immolée en opposition à la politique chinoise d’assimilation des Tibétains. Elle est décédée sur les lieux. Les moines du monastère de Rongwo, sont vite arrivés pour procéder aux funérailles prévues à 10h du soir, mais la foule descendue de trois villages aux alentours a dû les attendre ce qui a retardé la cérémonie. Puis toutes les communications, internet, téléphoniques ont été bloquées. 果戈村, 扎毛乡, 同仁县.

Karbhum Gyal, Singdho, comté de Rebkong , le 15 novembre 2012, décédé.

Âgé de 18 ans, s’est immolé à 11h, heure locale, sur la route depuis le village de Luqutang (鲁曲塘) au lieu dit de Kongsanduo (空森多) du bourg de LongWu. Kharbum Gyal est originaire du village de Singdho (Jia Wu Xiang), il protestait contre la politique d’assimilation imposée par le pouvoir chinois dans chaque localité tibétaine. Après l’immolation, afin de ne pas laisser la dépouille tomber entre les mains de la police armée, son corps a été emmené au monastère de Tasgyal (擦加) de Rebkong, les moines et les Tibétains locaux, par centaines, ont procédé aux cérémonies des funérailles. 加吾乡, 隆务镇,同仁县

Karpongya, Gartse, Rebkong, le 15 novembre 2012, décédé.

Jeune adolescent de 14 ans, s’est immolé à 12h10, heure locale, quelques instants après que Xi Jinping a été officiellement nommé numéro 1 du régime communiste chinois, dans la localité de Gartse, près de Rebgong, près du monastère de Chukhö Gartse Gompa (Gua Shi Ze 瓜 什 则) près de Rebkong 同仁县.

Nyingkar Tashi, Rebkong, le 12 novembre 2012, décédé.

24 ans, s’est immolé lors d’une cérémonie de prières en mémoire de Tamdrin Tso, qui s’est immolée le 7 novembre. Il est mort sur les lieux. Son acte coïncide avec une réunion publique tenue ar les officiels chinois venus enquêter dans la région de RebKong au sujet des nombreuses immolations récentes. Au cours du rassemblement, un officiel tibétain a dénoncé la détention du Panchen Lama, les restrictions de liberté des Tibétains et l’interdiction de posséder des photos du Dalaï-lama, 同仁黄南

Nyingchag Bum, Dowa, Rebkong, le 12 novembre 2012, décédé.

16 ans, s’est immolé devant les bureaux du gouvernement. De nombreux Tibétains étaient présents, son corps a été emmené au monastère. Les officiels chinois, venus dans le district de Rebkong pour enquêter, ont mis en garde les Tibétains contre les rassemblements et annoncé un renforcement de la sécurité. Les Tibétains redoutent des arrestations. 多哇, 同仁黄南.

Gonpo Tsering, Tsoe, le 10 novembre 2012, décédé.

Jeune artiste, 18 ans, s’est immolé devant un monastère en réclamant la liberté et le retour du Dalaï-lama. Des Tibétains ont tenté d’éteindre les flammes, Tsering est décédé de ses blessures deux heures après. Son corps a été ramené dans son village natal de Kay. Il avait été distingué comme très bon élève au collège de Tsoe (Tso, Hezuo), mais n’avait pu poursuivre des études. Il s’était alors impliqué dans un projet artistique afin d’éduquer les gens de sa localité. 合作

Kalsang Jinpa, Rebkong, le 8 novembre 2012, décédé.

Âgé de 18 ans, originaire de Dongwei (东维村) s’est immolé dans l’après-midi sur la place Dolma face au grand monastère de Rongwo, dont il était un ancien moine, en criant des slogans demandant le retour du Dalaï-lama. Immédiatement 5 000 tibétains se sont rassemblés sur cette place, criant « Longue vie au Dalaï-lama » puis ont emmené la dépouille de Kalsang au lieu de crémation Dongya sur la colline derrière le monastère, là où les grands lamas sont incinérés. 东维村, 同仁黄南

Tsegyal, Bekar, Driru, immolation le 7 novembre, décédé le 18 novembre.

Âgé de 27 ans, père de deux enfants, du village de Tingser de la localité de Bekar, s’était immolé le 7 novembre 2012 à Driru (Biru). Il avait été emmené par les forces de police à Nagchu. Laissé sans soin, il est décédé de ses brûlures. 比如县 (TAR)

Tamdrin Tso, Rebkong, le 7 novembre 2012, décédée.

Mère d’un petit garçon, 23 ans, originaire de Dro Rongwo, canton de Dowa (多哇), s’est immolée dans le Gemar market de Rebkong, lieu où se trouvent une école et des échoppes. Elle est décédée sur les lieux en criant des slogans demandant le retour du Dalaï-lama et protestant contre les règles imposées par le pouvoir chinois. Au petit matin du 8 novembre, 700 jeunes ont arraché les drapeaux chinois de leur établissement scolaire, provoquant l‘arrivée de sept camions militaires que la population empêcha de pénétrer dans le canton. 多哇, 同仁黄南.

Dorje, Samdrub, Dorje Kyab, Ngaba, le 7 novembre 2012. Dorje décédé.

Ces trois jeunes moines, âgés respectivement de 15 et 16 ans, du monastère Ngoshul de Gomang, se sont immolés devant le bureau de la sécurité publique de Ngatoe. Ils criaient des slogans demandant la liberté pour le Tibet et le retour du Dalaï-lama. Ils ont été emmenés par les agents du bureau de sécurité. Dorje serait mort sur-le-champ. Samdrub et Dorje Kyab auraient été conduits à l’hôpital de Ngaba ; depuis, on ne sait rien d’eux. Dès que fut connue la nouvelle, laïcs et moines de Ngoshul se sont présentés aux familles afin de leur exprimer leur solidarité et leur soutien et de se joindre à leurs prières. Il leur a été fait interdiction de participer aux prières rituelles. Des sources rapportent avoir vu les forces de la police armée du peuple se déployer autour du monastère et dans la municipalité de Gomang. Dorje est originaire du camp nomade Thangwa, Dorje Kyap est originaire de celui de Meu Kyong situé aussi à Ngoshul, village de Samdup.阿坝藏族羌族自治州

Dorjee Lhundrup (Dorje Lungdup), Rebkong, le 4 novembre 2012, décédé.

Âgé de 25 ans, père de deux enfants, artiste traditionnel, s’est immolé près du grand monastère de Rongwo. De nombreuses personnes, rejointes par les moines, se sont rassemblées à l’endroit de l’immolation pour empêcher l’intervention de la police chinoise. La dépouille a ainsi pu être amenée au monastère. Dorjee a été incinéré sur la colline Dhongya-la derrière le monastère, tout comme Sonam Dargye (immolé le 17 mars 2012), lieu où traditionnellement seuls les grands lamas le sont. Plusieurs milliers de Tibétains ont participé au service funéraire, rapidement mené en raison de la présence massive des forces de police chinoise. Celles-ci ont menacé d’arrestation les personnes qui ébruiteraient cette nouvelle immolation. 同仁黄南.

Tsepak, Labrang, le 26 octobre 2012, décédé.

Âgé de 21ans, originaire du village de Seri dans la région de Sangkhok, Sangchu. Près d’un arrêt de bus, il s’est immolé en demandant le retour du Dalaï Lama, du vrai Panchen lama (Gedun Choekyi Nyima) et d’autres prisonniers tibétains. Les Tibétains présents l’ont protégé des forces chinoises afin de le ramener dans son village. 拉卜楞寺 . 甘南

Lhamo Tseten, Amchok Labrang, le 26 octobre 2012, décédé. 

Père d’une petite fille de 2 ans, 24 ans, de Amchog, Sangchu, s’est immolé, vraisemblablement en face d’un camp militaire, contre les politiques menées au Tibet. Des Tibétains le protégeaient des forces de police pendant sa protestation et l’ont ensuite emmené au village d’Achok Yultso, où l’on célébrait la fête de Yultso School. Le village était sous lourd contrôle militaire depuis les manifestations de protestation contre la construction d’un aéroport près d’une montagne sacrée. 阿木去乎 . 甘南

Tenzin, Driru, Nagchu, le 25 octobre 2012, probablement décédé. 

Âgé de 25ans, s’est immolé avec son cousin Tsepo devant un bâtiment gouvernemental dans le village de Nagrog Phampa, voir détails ci-dessus; Tenzin a étudié à Bir, Himachal Pradesh, pendant six mois en 2008, puis est retourné au Tibet. Les forces de police l’ont emmené. Depuis on ne sait rien de lui.比如县 (TAR)

Tsepo, Driru, Nagchu, le 25 octobre 2012, décédé. 

Âgé de 20ans, s’est immolé avec son cousin Tenzin, devant un bâtiment gouvernemental dans le village de Nagrog Phampa. Les populations craignent de parler de ce qu’il se passe en raison des forces de police déployées et des communications surveillées. Les deux jeunes gens criaient des slogans appelant à l’unité du peuple tibétain et le retour du Dalaï Lama. 比如县 .(TAR)

Dorjee Rinchen, Labrang, le 23 octobre 2012, décédé.

Âgé de 58 ans, s’est immolé en face de l’immeuble du bureau de sécurité publique, marché de Woeden, vraisemblablement décédé sur les lieux. En 4 jours, c’est la troisième immolation dans la contrée de Labrang. Les tibétains ont affrontés les forces de police afin de ramener le corps dans son village, Sayue, village situé juste auprès de Labrang, et y sont parvenus. Il était un responsable de village très respecté. 拉卜楞寺 . 甘南 .

Dhondup, Labrang, le 22 octobre 2012.

60 ans, s’est immolé dans les ruelles du monastère, en proférant des slogans contre le pouvoir chinois. Probablement décédé sur les lieux. Le responsable du monastère et d’autres moines se sont opposés à la police, qui était arrivée rapidement sur les lieux. Le corps a pu être transporté dans le monastère où il reposerait encore. Dhondup est originaire du village de Khagya, non loin de Xia He (Labrang). 拉卜楞寺 . 甘南

Lhamo Kyab, Bhora, décédé le 20 octobre 2012.

27 ans, père de deux fillettes, s’est immolé et a couru sur une route vers le monastère de Bora (Bola) (proche de Amchog, Amuquhu), Amdo. Il a foncé sur les policiers qui voulaient encercler le lieu, lançant des slogans réclamant le retour du Dalaï Lama.Décédé sur les lieux. Les Tibétains sur place ont réussi à emmener le corps dans la salle de prières, contre l’avis des policiers chinois. Puis une centaine de villageois de Bola ont emmené le corps chez lui.博 拉 , 阿木去乎 . 甘南 .

Tamdrin Dorjee, Tso, décédé le 13 octobre 2012. 

Âgé de plus de 50 ans, 2e plus haut religieux du monastère de Labrang, s’est immolé près du Mila Serkhar Chörten, en protestation contre les politiques répressives menées par la Chine à l’encontre des Tibétains dans leur propre patrie. Il est aussi le grand-père du 7e Gungthang Rinpoché, Maître très respecté ; son corps n’a pas été remis aux autorités chinoises, mais emmené dans son propre domicile.合作

Sangye Gyatso, Dokar, Tso, décédé le 6 octobre 2012.

Âgé de 27 ans, père de deux enfants, demandait le retour du Dalaï lama, la liberté religieuse et culturelle, il s’est donné la mort près du monastère de Dokar, région de Tso (Hezuo), Gannan ; son corps a été ramené au village de Dzeruwa, où sa famille était rassemblée.    合作 甘南

Gudrup, Driru, Nagchu, le 4 octobre 2012.

43 ans, écrivain ; arrivé en Inde en 2005, il a étudié à Sherab Gatsel Lobling School ; de retour en 2006 il a été mis en prison et relâché en 2008; meurt à Dreru après s’être immolé en appelant à la liberté du Tibet . 比如县 .(TAR)

YungDung, Dzatoe, comté de Yushu, 29 septembre 2012, probablement décédé.

27 ans, vêtu du costume traditionnel, il appelait à la liberté pour le Tibet ; des commerçants chinois ont essayé d’éteindre les flammes, la police chinoise l’a emmené loin des regards ; conduit à l’hôpital, puis dans un lieu inconnu. Le 30 au matin, on l’a déclaré mort de ses blessures. Le lien avec la colère de la population locale est probable, il s’agit du mécontentement provoqué par la réalisation d’un film par les autorités chinoises, appelant les résidents tibétains à être présentés comme ‘heureux’ en Chine. Un terrible tremblement de terre a détruit la vieille ville de Yushu en 2010, les tibétains en sont maintenant écartés pour en faire un centre touristique après reconstruction. 杂多县 玉树藏族自治州

Lobsang Kalsang et Dhamchoek, Kirti, Ngaba (Aba), décédés le 27 août 2012.

Lobsang moine âgé de 18 ans et Dhamchoek, ancien moine frère de Tenzin Choedon  immolée le 13-02-2012, (nonnerie  Mamae Dechen de Ngaba), ont été transportés à l’hôpital où ils sont décédés des suites de leurs brûlures. Ils ont lancé des slogans contre la répression de la culture tibétaine. La police a arrêté le collègue de cellule de Lobsang Kalsang.

Lungtok et Tashi, Kirti (Ngaba), 13 août 2012, Lungtok décédé le 14 à Barkham.

Lungtok  moine âgé de 20 ans, et Tashi , maintenant laïc, un ancien camarade de classe, se sont immolés en criant leur protestations contre le pouvoir chinois. Emmenés tous les deux à l’hôpital local, puis transférés à Barkham. Tashi bien que grièvement brûlé a été battu par les forces de sécurité. Des tibétains rassemblés ont affronté à la police, l’un d’eux est mort frappé par des matraques à clous.; une troisième immolation aurait eu lieu suite à ces évènements. 马尔康县

Choepa, Mêruma (Amdo), préfecture de Ngaba, 10 août 2012, décédé.

24 ans, nomade, a été battu pendant qu’il était en flammes, et emmené dans un convoi militaire ; vraisemblablement décédé le jour-même. En janvier il avait organisé avec d’autres Tibétains une grande veillée aux chandelles ; les forces chinoises avaient alors mené une chasse à l’ homme pour le retrouver. 麦 尔玛乡

Dolkar Tso,  Tso (Hezuo), 7 août 2012. décédée.

Mère de deux petits enfants, s’est immolée près du stupa du monastère de Tso, appelant à la liberté pour le Tibet. A peine vivante, elle a demandé aux moines venus à son aide de mettre fin à sa vie afin que les Chinois ne s’emparent pas d’elle. Conduite à l’hôpital, elle n’a pu être sauvée.合作

Lobsang Tsultrim , Kirti (Ngaba), 6 août 2012, décédé.

Le jeune moine, 21 ans, ancien basketteur, fut battu par les forces de l’ordre en 2008 lors de manifestations contre le pouvoir chinois. Il s’est immolé sur la route principale venant de Ngaba, près de son monastère, en criant des slogans appelant au retour du Dalaï-lama. Gravement blessé à la poitrine, la police paramilitaire l’aurait fait tomber au sol et éteint les flammes avant de l’emmener sans que les tibétains puissent les en empêcher ; il est décédé à son arrivée à l’hôpital. Le corps a été brûlé par les autorités, les cendres rendues à la famille..     阿坝藏族羌族自治州.

Lobsang Lozin, Barkham, 17 juillet 2012décédé. 

Le jeune moine s’est immolé tout en marchant vers le bureau du gouvernement , en face du monastère de Kirti, à Ngaba (Aba) en Amdo, Tibet oriental.马尔康县

Tsewang Dorjee, Damshung, 7 juillet  2012, probablement décédé.

Tsewang Dorjee s’est immolé par le feu dans une ville près de Lhasa . Le personnel de sécurité chinois a rapidement éteint les flammes et l’a enlevé. Son état de santé et l’endroit où il se trouve  restent inconnus. Des arrestations et des déplacements forcés de population ont eu lieu dès qu’il a été retiré de la place du marché.当雄县

Dekyi Choezom, Jyekundo, le 27 juin 2012.

Environ  40 ans, s’est immolée  lors d’une manifestation pour les droits à la terre. Soixante-dix familles tibétaines protestaient contre le plan de reconstruction chinois, après le tremblement de terre de 2010. 玉树藏族自治州

Nyawang Norpal et Tenzin Kaldrup, Zathod,  20 juin 2012, décédés.

Ces hommes jeunes se sont immolés dans le comté de Tridu TAP de Jyekundo, Tibet oriental. Tenzin Kaldrup est mort sur place et Nyawang Norpal a été emmené dans un monastère local. Ils ont laissé des lettres dans lesquelles ils expliquent qu’ils s’immolaient pour la cause de tous les Tibétains .称多县 .

Tamdrin Thar, Markethang, 15 juin 2012, décédé.

Nomade tibétain, d’une soixantaine d’années, s’est immolé devant  les bâtiments de la police armée  à Markethang, comté de Chentsa (Jianza) , Amdo (Tibet oriental). Il est décédé sur les lieux.尖 扎黄南

Rechok, ou Rykio,  Barma, 30 mai 2012, décédée.

S’est immolée devant le monastère  Jonang Dzamthang  à Barma, décédée sur les lieux.

Tobgye (ou Dorjee) Tseten  et Dargye , Lhasa, 27 mai 2012, Tobgye décédé.  

Ils se sont immolés devant le très symbolique temple du Jokhang . Les forces chinoises sont vite arrivées pour enlever tout signe de troubles , Lhasa a été placée sous haut contrôle militaire.

Sonam et Choephak Kyap,  Barma, le 19 avril 2012, décédés. 

Cousins, ils se sont immolés ensemble devant le monastère Jonang Dzamthang  à Barma, dans le comté de Dzamthang, Ngaba,  Tibet oriental. 阿坝藏族羌族自治州 .

Tenpa Dargye et  Choemi Palten,  commune de Barkham, 7 avril et 30 mars 2012, décédés. 

Les moines ,Tenpa Dargye, 22 ans et Choemi Palten, 21 ans, se sont immolés le 30 mars à Barkham, Ngab.. Choemi  est mort plus tard.马尔康县 .

Lobsang Sherab, Chashang, Ngaba,  28 mars 2012, décédé.  

Moine, 20 ans. Il s’est immolé à Chashang, Raruwa(Amdo) Tibet oriental, pour protester contre la politique du pouvoir chinois au Tibet. Sherab est décédé sur les lieux. 阿坝藏族羌族自治州 .

Jamphel YeshiNew Delhi, immolation le 26 mars 2012, décédé le 28 mars.

Réfugié en Inde, s’est immolé lors d’une protestation contre la venue en Inde du président chinois Hu Jintao.

Lobsang Tsultrim,  Ngaba, 19 mars 2012, décédé.

Immolattion le 16 marsEn flammes, il criait des slogans contre le régime chinois ; battu, il a été jeté dans un camion et emmené. 阿坝藏族羌族自治州 .

Sonam Dargye,  Rongwo (Rebkong), 17 mars 2012, décédé.

Père de trois enfants, dans sa quarantaine, est sorti d’un hôtel proche  et a crié : « Que sa Sainteté revienne au Tibet » avant de s’immoler. Des milliers de personnes se sont rassemblées dans le Square Dolma.同仁县 .

Jamyang Palden,  Rongwo (Rebkong), 14 mars 2012.

Moine, 30 ans environ, s’est immolé près du monastère de Rongwo. Des moines ont depuis un hôpital local ramené son corps au monastère, de peur qu’il ne soit arrêté par les autorités chinoises.  同仁县

Gepey, Ngaba, 10 mars 2012, décédé.

Moine, 18 ans, monastère de Kirti, il s’est immolé derrière le camp militaire de   Ngaba. Les soldts ont emporté le corps. Sa famille a été obligée de procéder sur le champ aux funérailles.阿坝藏族羌族自治州 .

Dorjee, Chara, 5 mars 2012, décédé.

18 ans, s’est immolé près de Chara, comté de Ngaba, près d’un pont en dehors de la ville. Il a marché, le corps enflammé, jusqu’aux bureaux du gouvernement où il s’est écroulé. Il est mort sur les lieux.  阿坝藏族羌族自治州

Rinchen, Ngaba, 4 mars 2012, décédée.

Mère de 4 enfants,  s’est immolée à Ngaba devant le commissariat qui a été construit à côté de la porte principale du monastère de Kirti. Elle est morte sur les lieux. Alors qu’elle était en flammes, Rinchen a crié : “le Tibet a besoin de liberté et Gyalwa Rinpoché (DL) de retourner au Tibet “.阿坝藏族羌族自治州

Tsering Kyi,  Nyima, le 3 mars 2012, décédée.

20 ans, elle s’est immolée et est décédée dans un marché de légumes dans le comté de Machu , Tibet oriental. Quelques jours avant elle avait dit « à Ngaba et dans d’autres régions du Tibet, les Tibétains s’immolent ; nous devrions faire quelque chose pour le Tibet- La vie n’a aucun sens si nous ne faisons rien pour le Tibet ».  玛曲县

Nangdrol,  Barma, 19 février 2012, décédé.

18 ans, il s’est immolé près du monastère de Jonang Dzamthang, Amdo. Les moines ont transporté son corps jusqu’au monastère. Des centaines de Tibétains se sont rassemblés. Barma avait été le lieu d’un incident où les forces chinoises avaient tiré, tuant un autre jeune homme, quelques semaines auparavant.

Tamchoe Sangpo,  Themchen ou Sengge,  13 février 2012, décédé..

Moine professeur au monastère  Bongthak et membre du comité de gestion démocratique du monastère. Il est mort après s’être immolé. 天峻县

Lobsang Gyatso,  Ngaba (Aba), 13 février 2012.

Moine,19 ans, du monastère de Kirti s’est immolé dans  Ngaba.  Il semblerait qu’il ait survécu mais les forces chinoises l’ont enlevé de force ; on ne sait rien de son état de santé ni du lieu où il se trouve. Deux jeunes hommes et un moine aurait été battus sur les lieux. 阿坝藏族羌族自治州

Tenzin Choedron, Ngaba, 11 février 2012, décédée.

Nonne, 18 ans. Elle s’est immolée devant la nonnerie Dechen Chokorling, à Ngaba. Elle est morte plus tard. et criait des slogans  contre le gouvernement chinois lors de son immolation.    阿坝藏族羌族自治州

Sonam Rapyang, Tridu, 9 février 2012, probablement décédé. 

Moine de 19 ans, monastère de Lab, s’est immolé et est mort de ses blessures le 21 février. Un témoin a rapporté que deux moines étaient détenus sur ce site. 称多县

Rigzin Dorjee, Nagba, 8 février 2012, décédé.

Ancien moine à Kirti, 19 ans. Il est mort de ses blessures le 21 février. Un témoin a rapporté que deux moines ont été détenus sur ce site.阿坝藏族羌族自治州 .

Tsering, Kyari, et troisième nom inconnu , Serthar, 3 février  2012, troisième décédé.

Serthar est sous une loi martiale officieuse avec un verrouillage militaire lourd depuis les protestations de masse du 24 janvier.

Lobsang Jamyang,  Nagba (Aba) 14 janvier 2012, probablement décédé. 

Ancien moine du monastère d’Adu Gon Gama. Il s’est immolé dans Ngaba. Probablement  mort sur les lieux ; les autorités chinoises l’ont enlevé de force. Une foule de personnes s’est alors rassemblée pour protester et réclamer son corps. Les affrontements auraient été brutaux.阿坝藏族羌族自治州 .

Sonam Wangyal, Dharlag, 8 janvier 2012, décédé.
Lama, haute personnalité du monastère de Darlag , se serait immolé dans la préfecture autonome tibétaine de Golog le 8 janvier. Selon Radio Free Asia, il avait collé des affiches dans toute la ville et demandé la liberté pour le Tibet, le soutien du Dalai Lama et avait exhorté les Tibétains à s’unir et à ne pas perdre espoir. La population locale a fait pression sur les autorités pour qu’elles leur rendent la dépouille .达日县 .
Pawo Ten-nyi et Pawo Tsultrim, Ngaba, 6 et 7  janvier 2012, décédés.
Tous deux âgés de 20 ans, Pawo Tsultrim,  connu pour être un laïc, s’est immolé  près du monastère de Kirti à Nagba , il serait mort la nuit suivante. Pawo Ten- nyi s’est immolé tout près de ce lieu à la même heure. Il serait mort sur les lieux. 阿坝藏族羌族自治州.
Tenzin Phuntsog,  Chamdo, 1er décembre 2011, décédé.
Ancien moine, âgé d’une quarantaine  d’années, il s’est immolé dans la commune de Karma à Chamdo. Il serait mort de ses blessures le 8 décembre ; a sans doute été moine au monastère de Karma et aurait été soumis à de sévères restrictions après l’explosion d’une bombe dans un bâtiment municipal de Karma (26 octobre 2011). 昌都.
Palden Choetso, Tawu, 3 novembre 2011, décédée. 
35 ans,  s’est immolée au même endroit que le moine Tsewang Norbu (15 août 2011) sur le pont de Chume au centre de Tawu . On l’aurait entendu crier «Laissons le Dalai Lama retourner au Tibet». 道孚县 .
Dawa Tsering,  Kandze, 25 octobre 2011. 
Dawa Tsering , une trentaine d’années, s’est immolée dans la commune de Kandze près de son monastère, celui de Kandze, le 25 octobre. Dawa aurait souffert de sévères brûlures mais son état de santé et l’endroit où elle se trouve sont inconnus.  La commune de Kandze se situe à environ 150 kilomètres de la ville de Ngaba.甘孜县 .
Tenzin Wangmo, Kirti Ngaba, 17 octobre 2011,  décédée.
Nonne, 20 ans, elle s’est immolée devant la nonnerie de Dechen Chokorling (Mame) , à trois kilomètres de Ngaba , réclamant la liberté religieuse pour le Tibet et le retour du Dalai Lama. Elle est morte sur les lieux.  阿坝藏族羌族自治州
Norbu Dathul, Kirti Ngaba, 15 octobre 2011, décédé.
19 ans, entré ,très jeune, moine au monastère de Kirti, défroqué. Il s’est immolé dans le marché central de Ngaba  et serait mort le 5 janvier 2012.  En flammes, il courait en réclamant la liberté pour le Tibet et le retour du Dalai Lama. La police l’aurait battu tout en éteignant les flammes et l’a emmené.  阿坝藏族羌族自治州
Choepel et Khayang , Kirti Nagba, 7 octobre 2011, décédés. 
Choepel, 19 ans  et Khayang, 18 ans, tous deux du village de Thawa Kongma, se sont immolés le 7 octobre à Ngaba. Khayang est mort le 8. Choepel  serait mort le 11 octobre; il  fut expulsé du monastère de Kirti après l’immolation de  Lobsang Phuntsog.  Khayang fut moine ; son oncle Tashi, 27 ans, été tué par les forces de sécurité à Nagba (16mars 2008).  阿坝藏族羌族自治州
Kalsang Wangchuk,  Kirti Nagba (Aba), 3 octobre 2011. 
Moine, 17 ou 18 ans, monastère de Kirti,  comté de Nagba, Tibet oriental. Il s’est immolé le 3 octobre près du marché aux légumes de Ngaba. Tenant une photo du Dalai Lama, il a crié « Les droits religieux et la liberté n’existent pas au Tibet. » La police a éteint le feu et l’a emmené. Son corps aurait été très gravement atteint. Ce jour-là,  Nagba a été mis sous le contrôle de la police et des militaires. Son état de santé et l’endroit où il se trouve sont inconnus.  阿坝藏族羌族自治州 .

Lobsang Kalsang et Lobsang Konchok, Kirti Ngaba, 26 septembre 2011.

Moines, 18-19 ans, du monastère de Kirti ; Lobsang Kalsang est le frère de Lobsang Phuntsog  (voir ci-dessus). Les moines ont agité le drapeau tibétain et réclamé la liberté religieuse et crié “Vive le Dalai Lama“ avant de s’immoler. Leurs états de santé et l’endroit où ils se trouvent sont inconnus.  阿坝藏族羌族自治州

Tsewang Norbu, Tawu, 15 août 2011, décédé.

29 ans, moine  du monastère de Nyitso où la communauté monastique avait été intimidée par les autorités locales.  il s’est immolé dans le centre de Tawu, est mort sur les lieux en criant « nous , le peuple tibétain, nous voulons la liberté ». 道孚县 .

Lobsang Phuntsog, Ngaba, 16 mars 2011, décédé.

Moine, 21 ans,  du monastère de Nagba, s’est immolé par le feu le jour du troisième anniversaire de la manifestation de 2008 de Nagba (la police y tua treize manifestants). Il est mort à l’hôpital ; six moines, dont son frère  et son oncle, ont été condamnés pour avoir « comploté et aidé » à l’immolation et pour avoir retardé le traitement hospitalier de Phuntsog. Le meilleur ami de Phuntsog, Darjee, qui n’a que 16 ans, a été condamné à trois ans de ré-éducation par des travaux forcés.阿坝藏族羌族自治州 .  

Tabe, ou Tabey, Kirti, Ngaba (Aba), 26 février 2009.

Moine du monastère de Kirti, il serait encore détenu dans un endroit inconnu. Les parents de Tabe auraient le droit de lui rendre visite à l’invitation des autorités pour des durées très limitées. Tabe a récemment été utilisé à des fins de propagande par les autorités chinoises pour un entretien à la TV locale, peut-être sous la contrainte.阿坝藏族羌族自治州 .

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